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jeudi 25 juin 2009

5eme étape 2009 : Grésy sur Isère - Pralognan la Vanoise


jeudi 25 juin 2009

Départ à 07 h 45
Arrivée à 14 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 67 km ==> réalisé : 72 km
- Dénivelé positif estimé : 2 006 m
- Temps estimé : 04 h 48 ==> réalisé : 6 h 15


Grésy sur Isère 7h45

Tout d'abord merci pour les petits messages qui me font énormément plaisir

Le temps est encore superbe. Un ciel d’un bleu azur pur.
Une petite brume recouvre la vallée vers Albertville et quelques nuages moutonneux recouvrent la chaine montagneuse à l’est.

Dès le départ, ça monte et ce départ à froid préfigure bien la configuration du parcours d’aujourd’hui.
Puis la route redescend vers Albertville.


Les vignes qui jusqu’à présent montaient très haut sur le flan de la montagne, laissent petit à petit place à des vergers recouverts de leur filet à l’aspect de toile d’araignée et aux praires. Toujours cette odeur de foin.


J’arrive au bout de cette combe de Savoie agricole beaucoup plus attrayante que l’idée que je m’en faisais.
Depuis Chambéry, en passant par Montmélian, mon itinéraire sur le côté viticole de cette large vallée ou coule l’Isère, m’a offert en permanence sur plus de 30 km de superbes panoramas.
De plus la proximité indiquée sur les panneaux routiers de toutes ces merveilles grandioses qu’offrent les Alpes sont autant d’éléments qui décuplent mon plaisir de pédaler dans ce site. Le lac d’Annecy, par exemple, où nous allions pédalés avec Florence dans « nos jeunes années » sur des itinéraires passant entre autres par le col de la Forclaz, les Aravis, beaufort, le Cormet de Roselend, ou bien encore des séjours en famille ou avec des copains, en été ou en hiver avec son lot de randonnées et de souvenirs.


Il faut dire que nous adorons les Alpes avec Florence,

et nous n’y étions pas revenus depuis notre tentative d’ascension du Mont Blanc en 2003 sous la conduite de Philippe et en compagnie de Barbara, Jean Pierre, Christelle et Olive (suite à un séjour mémorable à Toulon).
Un petit mot sur Philippe qui nous a fait découvrir la « haute montagne » avec piolet, encordage et crampons sur des glaciers dans les Pyrénées (Petit Vignemale, Grand Vignemale, …)
Si Les Pyrénées sont superbes et magnifiques, je redécouvre sur cette fin de périple la dimension gigantesque de ces montages des alpes à vous couper le souffle (au propre et au figuré), on se sent infiniment petit et humble devant ce spectacle grandiose .

En fait les petites routes empruntées ont été agréables et m’ont fait éviter les nœuds routiers que je redoutais. Et bien entendu, qui dit petite route dit aussi des côtes et des descentes bien raides.

Il fait déjà très chaud.
Je rejoins la D990 dont la chaussée a là aussi de part et d’autre une piste cyclable.

Albertville 8h30

Albertville l’olympique.
Ce ne sera pas le qualificatif que j’appliquerai à ma forme du jour qui est plutôt aux abonnés absents.

L’itinéraire via Michelin à la main, le jeu de piste commence ….
Prendre D990/Avenue du Général De Gaule (0,1 km)
Prendre à droite rue Paul-Yvan Lagarde (0,3 km)
Prendre à gauche rue du Commandant Dubois (0,1 km)
Prendre à droite rue de la belle étoile (0,2 km)
Etc ….


Avec en plus un compteur qui ne fonctionne plus (faute de pile : carton rouge François pour ne pas avoir pensé à la changer !). c’est à chaque fois avec des allers retours incessants que j’avance à travers les villes.

A la sortie de la ville, je traverse une petite zone de culture maraichère et de serre, puis passe sous les ruines d’un château.
Ma petite route zigzague à flan de montagne surplombant la vois express que je côtoie quelquefois.

Freisson sur Isère je traverse le Pont qui enjambe la voie express.

Je passe derrière une zone industrielle (fabrique de carbone dont est fait le cadre de mon vélo) et arrive à La Léchère.

Moutiers 45 km 10 h 45

J’ai faim, je cherche une boulangerie et m’ingurgite 2 sandwichs.

Une pancarte m’a indiquée tout à l’heure la direction du col de la madeleine, 26 km.
J’ai décliné l’offre.

A Moutiers, il me reste 27 km pour monter à Pralognan.
Et si hier je me suis amusé à accrocher et doubler un autre cyclo sur les derniers kilomètres, en restant bien assis sur la selle dans les côtes où lui se mettait en danseuse, profitant de la dynamique de la vitesse prise dans les petites descentes pour anticiper sur les côtes successives, (le pied et une sensation de puissance toujours bonne à prendre pour remonter les accus mentaux) aujourd’hui je fais profil bas, et n’ai comme seul objectif que d’arriver à bon port, et surtout arriver avant Florence.

Car la cachotière ne m’a annoncé qu’hier soir qu’elle me rejoindrait ce jeudi alors qu’il était prévu qu’elle arrive le vendredi.
Je l’appelle, elle est partie qu’à 10 h 30.

Ouf je devrais pouvoir arriver avant elle …
Après des conseils de prudence, je la laisse continuer sa route,elle a 9 h de route à faire…

Je laisse la vallée de Belleville où lors d’un séjour à Saint Martin, nous avions gravi le Cheval Noir avec Fifi et le père de Florence, avec une descente épique en suivant un berger qui nous ouvrait le passage.

Je laisse aussi à droite la vallèe de Meribel.

Il fait très très chaud avec pas un pouce d’ombre sur cette route.
Elle n’est pas très dure à monter mais cette chaleur et les 600 km que j’ai dans les jambes me la rendent pénible. Je m’économise en essayant de garder un rythme de respiration aisé.

Allez plus que 16 km à monter.
Cette réflexion me fait sourire. Je ne raisonne plus du tout sur la même échelle kilométrique que dans le Poitou où les côtes sont dérisoires par rapport au dénivelé local. C’est bon signe, c’est que le mental va bien, même si le physique commence à être aux abonnés absents.

Je gère à un petit rythme et c’est le principal.

Je laisse la vallée de Courchevel à droite et ai droit à une descente e puis un replat .

Bozel
Il me reste 17 km

En face de moi, les prémices du massif de la Vannoise sur lesquels veillent quelques nuages blancs, sur fond de ciel toujours bleu azur. Les roches d’un gris minéral sont recouvertes par endroit au sommet de neige puis en descendant, elles sont couvertes d’un vert tendre et clair des alpages. Plus bas, c’est le vert sombre des forêts de résineux.

Encore une descente bienvenue jusqu’au village du Villard. Fabrique artisanale de jambon de pays : Dominique résister t’il lorsqu’il passera ici avec sa moto dans huit jours ?

A ma droite en contrebas, j’entends et vois un torrent au eaux tumultueuse..

Ensuite la route s’élève à nouveau, mais plus rudement en lacets successifs.
La route est maintenant ombragée dans la forêt domaniale du Planay, et l’altitude aidant, il fait un peu moins chaud.

La vallée s’élargit et la montagne devant moi me parait de plus en plus enneigée. J’entends de tous côtés l’eau qui dévale la montagne par le torrent toujours à ma droite ou par de nombreuses cascades.
Un petit chantier forestier avec un cable immense tendu vers le haut de la montagne sous un énorme pic rocheux pour débarder le bois.

Pralognan 4 km

Un petit faux plat puis j’arrive dans la forêt domaniale de Pralogan

A nouveau, ca monte en lacet.
out compte fait, mon triple plateau (52, 42, 30 – 13, 14, 15, 16, 17, 18, 20, 22, 24, 26) m’offre les bon développements pour gravir ces routes de montagne dont la pente n’est pas excessive. Bien entendu je mouline, et ai tout mis à gauche (petit plateau de 30 devant et grande couronne de 26 derrière) mais ça passe sans que mes muscles tétanisent comme lors de la fin de mon périple 2008 dans le pays basque avant d’arriver à Espelette.

Une pancarte annonce le trail de la vannoise (TGV) et le festival de la photo de montagne.
Voilà qui tombe bien, n’et-ce pas.

Encore 1km, puis je découvre le village avec ses chalets sur fond de montagne du massif de la Vanoise aux sommets enneigés. C’est magnifique.

14 H 00
Il fait toujours très beau et chaud.
J’arrive au superbe appartement avec immense vue sur la montagne que nous ont gentiment mis à disposition les amis de Catherine.

Plus qu’à attendre Florence et à refaire du jus avec le rituel : bière, douche massage des jambes et restauration.
--------/------
Voilà, on est vendredi ma bien aimée m'a rejoint.

On est dans l'Arpège café, pour se connecter à Internet, devant une bière en compagnie d'un trailer, Jean.

Un gars bien encore plus fou que moi, je suis encore là un petit joueur par rapport à lui.

6 mois de congés sabatiques - Il vient d'Auxeres en passant par Troyes, Nancy, Strasbourg, Belfort, la Suisse, Annecy, Alberville et ..... Pralognan : 1 400 km avec sa cariole derrière son VTT avec camping tous les soirs ... et 60 km par jour.

Il fait le TGV puis va à Lyon pour un mariage et repard ensuite en vélo (Albi, Montpellier, Valence, Chamonix) pour ensuite faire l'UTMB ...
En attendant, il cva surement faire le parcours du TGV en randonnée avec une nuit dans un refuge

Y'en a quand même qui sont bien félé !!!

Allez d'autres petites nouvelles dans les jours à venir.

On va commencer à repérer le parcours et surtout profiter du coin et se reposer en attendant les copains du PEC.

Encore merci à ma petite Doriane pour les billets précédents publiés, que je lui dictais d'une cabine téléphonique. Une grosse dictée tous les soirs, de quoi lui faire regretter les SMS....

mardi 23 juin 2009

4eme étape 2009 : Lagnieu - Grésy sur Isère

Mercredi 23 juin 2009

Départ à 07 h 00
Arrivée à 16 h 45

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 114 km ==> réalisé : 130 km
- Dénivelé positif estimé : 1 357 m
- Temps estimé : 08 h 07 ==> réalisé : 09 h 45

Debout à 06h00, je descend au petit déjeuner à 06h30 tapantes.
Aujourd'hui, je fais un col de 2 ème catégorie.
Le patron, cycliste et coureur à pied, me dit que ce col a des parties dures.
La route au départ est encaissée entre deux hautes parois rocheuses de chaque côtés de la Vallée du Rhône.
Longues routes à remonter le Rhône sans difficulté sur 20 Km. La Vallée s'élargit de plus en plus et offre de superbes vues sur les massifs montagneux qui m'attendent en face, sur un petit lit de nuage. Je traverse le Rhône à Port de Groslée, et passe dans le département de Lizère. Je laisse le Château et la tombe de Paul Claudel, dans le village de Brangues.
A Aoste
Moi qui pensait que le jambon d'Aoste venait d'Italie.. et bien non l'usine est là.

St Genix sur Guiers
50 Km - 10 h 00
Le sac à dos me pèse de plus en plus malgré deux kilos d'eau en moins dans la poche à eau, que je ne remplis plus, depuis les infidèlités de "Tétine" - Sacrée Tétine - tout compte fait je me passe très bien d'elle pour l'instant.
Il fait 19°, je quitte une couche, les choses sérieuse vont commencer.
Je prend une petite route qui monte tout droit à travers le village, qui m'explose les cuisses quand sa pente est raide, puis cette route passe en sous bois, où trous et gravillons sont légion.
Je ne sais pas si je suis sur la bonne route, j'arrive à Côte à l'envers. J'aperçois à ma gauche et entend de l'autre côté de la vallée, la départementale que je dois rejoindre.
Sur les indications d'un pépé à qui j'ai demandé mon chemin, je descend une route ou plutôt deux sillons de goudron avec de l'herbe au milieu des graviers et des trous, jusqu'à un ruisseau, puis je remonte par un véritable mûr jusqu'à la D916.
La rout est superbe, magnifique avec une vue grandiose sur les montagnes au fond de la vallée. Je suis dans la Chartreuse aux Guiers après avoir laissé le château de Madrin que j'aperçois au loin.
Au fond le massif du Vercors.
Vue magnifique à cet arrêt sur le site des Cheneviées.
Je passe au col de Cressille 573m.
Superbe descente vers Novalaise.
Les clochets des églises prennent leur forme caractéristique propre à la région de la Savoie.

Comme à son habitude Via Michelin me fais prendre un itinéraire au plus droit. Une côte infernale pour rejoindre la D916, qui même si elle est dure dans ses lacets, me parraît maintenant facile.
Col de l'Epine 6km, une pancarte m'indique que le col est ouvert. C'est déjà ça...
Le vent s'est levé, mais il me rafraichit, le soleil chauffe très fort. A mi-assencion du col, je profite d'une trouée dans les arbres pour admirer le lac d'Aiguebelette. C'est la Savoie dans tout son éclat.
La route est ombragée, je ruisselle de sueur.
J'ai l'impression d'enrouler inlassablement ce ruban que forme la route à chaque tour de manivelle, en roulant mètre après mètre. Parce que ce sont bien des mètres qui s'égrainent sur mon compteur, au fur et à mesure que je graville la pente. A 13 h 00 j'y suis enfin et termine par 500 m de faux plats.
Descente vers Chanbery, je me change pour ne pas avoir froid. Je m'arrête au Belvédere et admire le paysage : à gauche, en bas le lac du Bourget, un peu plus en face le Semenoz, devant moi le Massif du Grand Arc, à droite, le Mont Granier, et au fond la pointe de la Grande Vallon où j'aperçois de la neige. Tout en dessou de moi passe le tunel. Je devine Chanbery et devine au loin la direction de mon étape d'aujourd'hui.
C'est gran-diose !
Longue descente ombragée sur une quinzaine de km.

Chanbery

Enormément de cycliste. Il faut dire qu'il y a beaucoup de pistes cyclables, des vraies, qui sont même utilisées par des cylosportifs.
Bravo pour cette politique volontaire.
Au fond, la montagne avec pas mal de reste de neige.
Je prend la route d'Apremont.
Comme d'habitude, c'est compliquer de si retrouver avec Via michelin pour traverser une ville.
Tous les 500m je suis obligé de demander mon chemin.
Je demande mon chemin à un petit monsieur en VTT. Et là, suprise ... Un monsieur d'une gentillesse extrême, émerveillé que je vienne de Poitiers. Il décide de m'accompagner une dixaine de km par pistes cyclables et petites routes, et tout le long il me raconte l'histoire des massifs environnents, par exemple, le Mont Granier où une grotte a étédécouverte avec des centaine de restes d'os. Il faut dire qu'à l'air glacière le Glacier du Mont Blanc s'étendait jusque ici.
Rouler sur ces pistes cyclables avec la montagne en face est vraiment superbe.
Je le quitte à côté de Chignin. Et même si je me suis peut être bien rallongé, la compagnie de ce vieu monsieur m'a été forte agréable.
Je suis dans le massif des Bauges. Encore un spectacle magnifique, avec au fond le massif du mont Blanc et son panache de nuage. A gauche le grand Colombier, et à droite la chaîne de la Lauziere. Je domine la vallée où passe en bas la nationale vers Albert ville.
J'entend des cigales. Est-ce le réchauffement climatique, ou est-ce normal au pays des vignes avec ce grand ensoleillement ?
Je traverse les vignes des vins de Savoie: Apremont, Saint Chignin, Abîme, ...
J'arrive à mon étape en Haute Combe de Savoie, je suis sous l'Adarclusas, ça tombe bien j'ai faim.

Extraordinaire journée, avec un parcours qui m'a fais rentrer dans les Alpes de la plus belle façon.
Je ne connaissais pas Chanbery mais maintenant je sais que c'est un coin où il faudra revenir. La proximité des lacs, les pistes cyclables, et toutes les randos possibles, en font un coin atrayant, les petits vins de Savoie pouvant en plus agrémenter les repas.

Cette large vallée verte que j'ai emprunté en la dominant, est par ailleur d'une grande beauté, la neige s'intillant sur les montagnes qui se détachent sur le ciel bleu.
Demain je contournerais la chaîne de la Lauziere et le Grand Arc en passant par Albert ville pour attaquer le massif de la Vanoise.

(Avec sans doute beaucoup de fautes)

3eme étape 2009 : Le Donjon - Lagnieu

Mardi 23 juin 2009

Départ à 08 h 00
Arrivée à 19 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 148 km ==> réalisé : 155 km
- Dénivelé positif estimé : 1 371 m
- Temps estimé : 10 h 34 ==> réalisé : 11 h 00


Le Donjon 08 h 00
Je fais une bise à la patronne de l'hôtel "Chez Thérèse Henry", qui était très prévenante avec moi, j'ai donc été aux petits soins.
La route de Marssigny me plait tout de suite, bordée d'arbres, elle zigzag et ondule dans les prairies et s'élève doucement.
L'air est saturé de l'odeur du foin exacerbée par la rosée matinale et le soleil qui commence à chauffer. Le ciel est bleu, il fait très beau, le vent n'a pas commencé à souffler, que du bonheur! Au loin à ma droite je distingue des montagnes.
Les collines boisées et pastorales sur lesquelles le ruban de goudron s'élève sont très reposantes.
09 h 00, je passe en Saône et Loire.
J'en profite pour prendre en photos la borne qui sépare les deux départements. Le vent s'est levé et pour l'instant il m'est favorable. Je traverse un petit canal puis la Saône.

Marssigny, 09 h 30
Je me promène en ville dans les petites ruelles, puis attaque une côte de 10 km. En montant, très belle vue sur les remparts de Semur en Briollonnais sur l'autre versant de la vallée.

St Julien de Jonzy,
superbe vue devant les montagnes devant moi, mais le vent est glacial, et les nuages arrivent.
Descente très rapide, puis côtes toutes aussi raidasses.
Arrivé dans le magnifique petit village de St Maurice les Châteaux Neufs.
Longues montées qui commencent à solliciter les muscles de mes cuisses, avant de replonger vers Chauffailles.
J'aperçois le viaduc de Mussy au fond de la vallée. 5 km de montées vers St Germain La Montagne, tout à gauche, à 10 km/h avec parfois le vent de face.
On est bien loin de la moyenne de 35km/h atteinte par Bernard et François sur la Bernard Bourreau 2009, alors que moi je plafonnais à un petit 30km/h. Mais il faut dire que je ne suis pas habitué comme eux à m'entraîner avec les "Cracks" du département.
Juste avant ce village je passe dans la Loire. Superbe vue ! Je suis dans le pays de Belmon.
Magnifique descente sur une petite route signueuse bordée d'une forêt de pins majestueux.
En très peu de temps je passe dans le Rhône.
Je remonte à nouveau vers Azolette, puis Propieres.
A 8km/h, je souffle et hahane sous le regard narcois de quelques vaches avant de repasser sous des pins. Après un ultime virage, j'aperçois dans une courbe le clocher de Prospieres et son cimetière.
Le calvaire ayant assez duré pour ce matin, je décide de m'y restaurer pour reprendre des forces. Je suis pil poil dans les temps prévu par via Michelin (4h30)
Un repas avec encore du bon saucisson en entrée( Et Oui Dominique!) dans ce petit restaurant qui fait cantine fréquenté par les travailleurs du coin. Je ne toucherais pas au piché de vin rouge, ni à l'assiette de déssert et me contenterais d'un petit fromage blanc sorti tout droit de sa faisselle, puis d'un petit café.
Qu'on se le dise, le 12 Juillet, ici, c'est la fête du bucheron, car là encore, dans le Haut Beaujeolais, on est dans une région où l'exploitation forestière est une des principale ressource.
Le ventre plein, je repars aussitôt par une côte d'enfer, en guise de digestion ! Ce n'est plus du vent maintenant, c'est une vraie tempête. Une femme dit qu'un poteau électrique lui est tombé juste devant la voiture...
3km arrassant de montée m'attendent. Il est vrai que le saucisson n'est pas idéal pour donner la cuisse légère.
C'est successivement à l'arrache puis carément à pied que j'arrive au col de la croix d'Ajoux.
J'ai eu le temps en montant de repérer les fraises et framboises sauvages qui poussent sur les bas côtés. Il est vrai aussi qu'en marchant on est plus à même de faire ce genre d'observation. Durant cette ascension j'entendais les grands pins se plaindrent sous les poussées du vent, ça grinçait et des branches éparces jonchaient la route. Un arbre était dailleurs en travers de la route, prêt à tomber, s'appuyant sur les autres immenses pins de l'autre côté de la route. Je prend mon K-Way, puis je descend prudemment(graviers au mileu de la chaussé) pour redescendre sur Chenelette sur 3km. Je laisse à gauche le Mont St Rigaud à 1012 m d'altitude, ainsi que le Mont Patou, pour ma part je suis monté à 903 mètres d'altitude, et passant par un col que peu de cycliste peuvent s'ennorguellir d'avoir fait, ormis les vététistes.

Chenelette
J'attaque une très longue descente sur une départementale, mais rapidement je m'aperçois que je ne pourrais pas en profiter, stabilisant ma vitesse à 30 - 35km/h alors que le goudron est un vrai billard: le vent me cueille par rafales et me secoue comme un fétu de paille. J'ai la sensation qu'une main empoigne mon vélo pour me l'arracher des mains. Je suis crispé sur mes freins, et apréhande les bourrasques de vent.
Après une quinzaine de km, le paysage a changé petit à petit, les forêts et paturages ont laissé la place à la vigne. Toutes les collines sont ici couvertes de vigne. Je suis au pays du Beaujeolais.
Le vent me chahute et joue sournoisement avec moi. Quand je m'arrête dans un village pour enlever une couche, un monsieur me demande en fesant une mimique et en secouant la main: "Pas trop de vent?"
Il est vrai que ce n'est pas un temps à sortir un cyclo.
Les noms de domaines viticoles se succèdent, mais me laissent complètement indifférent. En roulant, mon vélo n'est pas en position vertical, mais littéralement penché en oblique vers la route pour résister aux poussées du vent, els camions et les voitures me frôlent.
J'apréhande aussi quand je croise un camion dans l'autre sens puisqu'il me projecte lui aussi, tout comme les rafales, vers un fossé très profond.
A plusieurs reprises, je déchausse pour ne pas perdre l'équilibre.
C'est l'enfer, face à ce vent dantesque qui ne faiblit pas une seconde. C'est définitif, je hais le vent quand il ne se comporte pas en compagnon de route bienveillant.
Je trouve une piste cyclable. OUF ! Mais mon sac à dos et la petite sacoche de mon guidon offrent toujours autant de résistance aux raffales de vent.

Belleville 15 h 20
Macon au Nord, Villefranche sur Saône au Sud.
Je traverse la Saône et rentre dans le département de l'Ain.
Je traverse une grande zone humide de plus de 50 km² couverte d'une multitude d'étangs.
Très joli coin pour de longues balades en vélo sur des routes planes à travers les étangs et les parcs à chevaux, tout en observant les oiseaux sauvages.
Je laisse Lyon au Sud.

Chalamon
Direction St Maurice de Rémens, avec une superbe descente en lacets. Je traverse l'Ain.
Le vent, toujours le vent !!!
Puis je m'égare avant d'arriver enfin à Lagneux vers 19 h 00.

Une journée commencée par une route plaisante à souhaits,
Un repas de midi qui m'a refait une santé,
Un col d'Ajoux d'enfer,
Pour terminer par une lutte permanente contre le vent, dommage qu'il est gâché la deuxième mais c'était une très belle journée que j'ai passé sur mon vélo.
C'est bien de cyclotourisme qu'il s'agit et non pas de cyclo sportive.
Demain, le col de l'Epine, sans vent je l'espère ...
Allez, aujourd'hui cela vallait bien les 20 montées de marches de Givray que Christian, Eric, Joël, Jacki et Jean-François ont du se faire à un rythme d'enfer.
Rythme dailleurs que je n'arrivais plus à suivre ces derniers temps.
Petite nature en vélo donc, et petite nature aussi en course à pied. Mais le principal, c'est d'aller au bout de ses objectifs ... A suivre.

(Merci aux petites mains dévouées)

lundi 22 juin 2009

2eme étape 2009 : La Châtre - Le Donjon

Lundi 22 juin 2009

Départ à 08 h 20
Arrivée à 18 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 155 km ==> réalisé : 160 km
- Dénivelé positif estimé : 1 289 m
- Temps estimé : 11 h 01 ==> réalisé : 09 h 40


La Châtre 08 h 20
Je repars de la Châtre en passant devant le musée George Sand sous un soleil radieux, et traverse l'Indre.
Château Meillant, j'arrive dans le département du Cher, la route est bonne avec des montées et des descentes qui sont de plus en plus longues.
Très longues descentes vers Culan où j'arrive vers 10 h 00, 17°5.

Je passe sous le Château, puis prend la route des vignobles de Château Meillant (je n'ai vu aucune vigne). La route est définitivement de plus en plus vallonnée.
A Randun, je rencontre et salue un cycliste qui file dans l'autre sens.
Je suis dans le Berry Roman.
La route est belle et je reviens malgré le vent de face.
Je double un tracteur et rencontre un groupe d'une quinzaine de cyclistes, qui me salue joyeusement.
Je laisse Sainte Désiré à gauche, l'occasion pour moi d'avoir une petite pensée pour Désirée qui m'a fournis une dizaine d'échantillons pour le change... Je la remercie pour ses attentions pour mon fondement, mais les cuissards de vélo ne sont pas des couches culottes.

Vallon en Sully
Je suis en Auvergne dans l'Allier. Le soleil perce à nouveau après s'être voilé un moment derrière les nuages, le vent tournoi, les grillons se font entendre, l'air est saturé de l'odeur des vaches et des foins.
Derrière un tracteur fauchant l'herbe d'un prés, je compte pas moins de 5 petits rapaces, tournoyant et plongeant au dessus des randins d'herbe fraichement coupée.
J'admire un moment leurs ballais incessants avant d'arriver à Hérisson.
Le vent est de plus en plus fort.

Cosne d'Allier
Pause resto' dans un routier, où je me gave littéralement, mais m'abstiens du vin rouge, la journée d'hier n'ayant pas été frugale, je refais mes stocks d'énergie.
Repu, je repars une heure plus tard par une longue traversé de la forêt de Vagnal de Drueille.
La filière bois est omniprésente dans cette région : mes voisins de table au restaurant évoquaient à l'instant des stocks de plus en plus important de bois, conséquence de la crise actuelle.
Long faux plats descendants avec de nombreuses côtes répétitives.
Le vent, toujours présent est plus ou moins favorable, et souffle fort 3/4 avant.
J'aperçois à ma droite à l'horizon ce que j'imagine être les monts d'Auvergne (?)

Châtel de Neuvre 15 h 30
Je traverse l'Allier.
Ensuite, longues plaines cultivées.
10 Km de vent de face pour arriver à Jaligny sur Besbre.
17 Km jusqu'à ma ville d'étape le Donjon, dont une bonne partie est en pente ascendante. Un côte quoi, mais une longue comme dirait Lapalisse, ville que je laisse à un quinzaine de kilomètres sur ma droite.
Magnifiques paysages de tous côtés de la route, avec le soleil qui par endroit fait ressortir le jaune des champs juste fauchés, au milieu de tout une teinte de vert des arbres et des prairies, tachetés de blanc par les troupeaux de vaches, je suis dans le pays de la Charolaise.
Au loin, encore des montagnes, je ne saurais dire de quels massifs. Le Morvan (?)
J'arrive à l'hôtel à 18h, une douche, une bière, et un bon repas (avec du saucisson si cher à Dominique) en compagnie d'un intervenant dans la maison de retraite locale, qui forme les personnels à accompagner les personnes atteintes de la maladie d'Alzeimer. Il prône l'idée que le milieu médical et les industries pharmaceutiques ont complètement déshumanisé nos rapports avec nos personnes âgées.

Le parcours d'aujourd'hui était en fait assez roulant puisque les côtes n'ont jamais été très pentues.
Ma tétine ne m'a pas manqué.
Demain je monte à 700 m d'altitude, et de nombreuses côtes autrement plus ardues m'attendent.
(Merci à nouveau à Dodo qui est épuisée...)

"T'inquiète Papounet ! Dodo en mode Opérationnelle"

dimanche 21 juin 2009

1ere étape 2009 : Iteuil - La Châtre


Dimanche 21 juin 2009

Départ à 06 h 00
Arrivée à 15 h 15

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 150 km ==> réalisé : km
- Dénivelé positif estimé : 1 027 m
- Temps estimé : 10 h 13 ==> réalisé : 09 h 15

Après des adieux à Florence, et Doriane, je prend la direction de Smarves.
En passant au Moulin des Dames de Chézeau, je n'entend pas le violoneux et sa famille de musicien que ma mère entendait quand elle était petite. Après une journée de travail au moulin et à la ferme la famille entière se mettait en effet à jouer ensemble le soir.
Pas de musique pour moi, mais du froid, il fait 10° à Smarves et j'ai du mal à me réchauffer.
J'aperçois le Château de l'Epinette sur un lit de brume qui recouvre les prairies environantes avant d'arriver à Mignaloux Beauvoir où je dépose un petit mot dans la boîte aux lettres de Gérard et Catherine.
A Beauvoir, en passant devant le manoir, je repense au mémorable mariage de Guillaume et de son épouse Chinoise où avec quelques copains du CNED nous nous étions livrés à une bataille dantesque de cotillons.

Saint Julien L'ars : toujours 10°.
Je salue un couple sur un tandem.
Jardres, Jacky doit être prêt à partir s'entraîner 4h à Givray.
C'est là aussi où habitent Momo et Cécile, le roi du Coucous et la Reine de la pâtisserie Marocaine, qui nous avaient régalé pour mon Anniversaire.

Chauvigny, c'est avec Dominique que nous avions rendu visite à Patou sur le marché. Une douzaine d'huitres et un petit vin Blanc plus tard nous repartions en vélo vers la côte de Morthemer.

Saint Savin - 50Km

Pour lutter contre le froid j'ai mis mon k-way.
Je passe un long moment derrière l'Abbaye à contempler le cours de la Gartempe : il y a pleins de balades à faire dans ce coin.
En partant, je passe devant le magasin d'usine d'Aubade, qui affiche des réductions de -50 à -60%, je ne sais pas si c'est sur les prix ou sur les effectifs en personnel.

Je quitte le département de la Vienne. Je passe dans l'Indre et le parc naturel de la Brenne.
Le soleil commence enfin à me réchauffer.
Ingrandes, en traversant l'Anglin, là encore un autre souvenir : celui de l'équipée "sauvage" du CNED que j'avais organisé. Encore une journée mémorable avec descente en canoé jusqu'au site d'escalade suivie d'un pic-nic sur les bords de l'Anglin que nous avons traversé ensuite à pied (Avec Yannick qui avait un pied dans le plâtre) pour aller faire de l'escalade sous la conduite de Philippe. Florence se souvient encore de cette descente très humide en canoé avec un équipier peu habile, alors que moi j'étais avec Audrey et Doriane. Ce n'était pas Délivrance, ni les Aventures de Henry de Montfred malgré la présence de son musée dans ce village d'Ingrandes.
Le Blanc. Je passe sur la Creuse et la suit ensuite pendant de nombreux kilomètres.
La route défile et je prends le temps de musarder dans les villes et villages que je traverse.
Bien mal m'en prend à Argenton sur Creuse (La Venise verte du Berry) où je comptais me restaurer.
En fait, je n'est rien trouvé. Mais par contre en repartant sur une petite route improvisée en dehors de l'itinéraire via Michelin, j'ai malencontreusement perdu l'embout du tuyau de ma poche à eau: le temps que je maitrise la fuite qui inondait mon maillot et mes chaussures, la tétine a roulé sur le côté de la route pour aller vraisemblablement se perdre dans la seule bouche d'égout qui se trouvait là !
Non seulement je perds ma principale alimentation liquide pour mon périple, mais aussi pour le futur Trail du TGV...
Après avoir transvidé dans un bidon ce que j'ai pu récupérer, j'ai placardé dans toute la ville des papillons: "Cherche Tétine désespérément"
Marri, j'ai repris ma route et ai un peu appuyé plus fort sur les pédales histoire de signifier mon courroux à cette tétine infidèle. Mais bien entendu la route ne présentant guère de difficulté, enchaînant descentes et montées, c'est demain que je le paierai, les choses sérieuses commençant sur cette deuxième étape de 155 Km.
Pour l'heure je me repose et reconstitue quelques force à la Châtre, pays de Georges Sand.

Cette première étape a été beaucoup moins éprouvante mais aussi moins bucolique, que celle du périple 2008, qui se terminait dans le fief de Poulidor.

Aujourd'hui c'était donc une étape tout en souvenirs et tout en rivières et fleuves, ayant traversé successivement le Clain, la Vienne, la Gartempe, l'Anglin et la Creuse.
(Merci aux petites mains de Doriane pour la prise de notes à distance)


samedi 20 juin 2009

Périple 2009 : La transversale du Flou

Un périple peut en cacher un autre.

Alors que demain ce sera l'été,
Alors que le Cned vient de lancer l'académie en ligne,
Alors que l'équipe du marathon Poitiers-Futuroscope prépare l'édition 2010,
Alors que les copains du Pec (dont Florence) peaufinent leur préparation au TGV et à l'UTMB,
Alors que d'autres travaillent tout simplement où se reposent,
Alors que le(s) jardin(s) demanderaient des soins quotidiens,
Alors que des petits travaux dans la maison sont toujours en suspens,
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Alors qu'il tarde à Florence d'être en congés,
Alors que son travail (elle se lève à 4h45 et travaille souvent jusqu'à 15 h00....) et sa préparation du TGV (5 séances d'entraînement par semaine) commencent à être difficile à assimiler au risque d'entamer son énorme capital de courage et de volonté.

moi, j'ai décidé égoïstement de refaire un périple vélo et de l'abandonner là,
à ses préoccupations quotidiennes,
avant qu'elle ne me rejoigne à Pralognan dans 1 semaine.

Heureusement notre grande fille Audrey revient de Malte mercredi prochain et notre Doriane reste pour veiller sur sa maman pendant mon absence.

Cette année le périple donne dans la transversalité.

Du Poitou aux Alpes, c'est plein EST que ce périple va me mener en suivant encore cette année les itinéraires concoctés par Via michelin "option vélo".

C'est donc sur un parcours encore tout en découverte que je vais me lancer demain, dimanche matin 21 juin aux aurores, sur des routes oubliées par les automobilistes pressés que nous sommes en général.
Seules les villes d'étape ont été choisies en fonction des hébergements que je pouvais trouver sur cette transversale.
J'espère découvrir encore cette année des petite routes inoubliables comme ce fût le cas à maintes reprises en 2008.

Si le périple 2009 est plus humble que celui de 2008 qui avait duré 2 semaines pour 1 670 km alors que cette année je ne ferai que 630 km sur 5 jours, cette fois ci c'est à de la montagne que je vais m'attaquer.
Bien entendu, ça n'a rien à voir avec l'extraordinaire
aventure dans l'Himalaya de l'ami Philippe

où il a gravit un 8 000 m : le Manaslu.

Je vous encourage vivement à aller visiter le site Himalaya pour toi où les détails de cette aventure exceptionnelle à plusieurs titres est relatée.

Pour fêter mes 50 ans, moi mon rêve c'était 1 vélo, toi Philippe c'était de te faire un 8000....

On a décidément pas les mêmes valeurs, et je n'ai pas ton courage et tes aptitudes montagnardes. Je suis vraiment admiratif pour cet exploit, car c'en est un.

Bref ce sera quand même pour moi de la "montagne", mais à ma dimension, enfin je l'espère.

On en reparle dans 15 jours.... après le TGV (Tour des Glaciers de la Vanoise) et une bonne bière.

Le kilométrage des étapes a bien entendu été aussi un critère déterminant pour me ménager des étapes "assimilables" en vue de garder des forces pour courir le tour des glaciers de la Vanoise qui est en fait l'objectif final de cette expédition.

Une semaine de repos et d'acclimatation est aussi au programme sur la dernière semaine de juin que je vais passée à Pralognan où Florence, ma chère et tendre va me rejoindre.

D'ici là, une fois les préparatifs terminés, un oeil rivé sur les prévisions météo, j'enfourcherai mon vélo, mon sac à dos de 8 kilos sur le dos et je filerai plein Est pour cette balade ordinaire où je rencontrerai des gens ordinaires sur des routes ordinaires.
Mais le tout prendra pour moi pendant ces 5 jours un côté extraordinaire que j'essaierai de retranscrire sur ce Blog.

Ce périple n'est pas non plus celui de Joelle que Fifi m'avait fait connaître en 2008 : la traversée de l'Europe d'Ouest en Est - un voyage en vélo et en solo de Montpellier vers la Suisse pour rejoindre l'eurovelo6, et ensuite continuer ... jusqu'à la Mer Noire qu'a réalisé en 2008 Joelle de Montpellier.
Et tenez vous bien, cette année, elle recommence !

Mais dans l'autre sens et ce depuis début mai : départ en bus pour la Roumanie et traversée de l'Europe d'Est en Ouest en roulant tout doucettement vers Montpellier.

Elle a déjà fait à ce jour, la Roumanie, la Serbie et est en Bulgarie.
Excusez du peu !
Chapeau bas, non seulement pour l'ampleur de ce périple, mais aussi pour l'esprit dans lequel elle le fait et la qualité de ses billets.

Son site : Et roule ma Poule !

Nous aussi, François nous avait emmener en bus en Roumaine avec les copains de Loudun et sa famille.
Mais là, c'était pour faire la fête et assister à son mariage : 2 jours de bus aller, 2 superbes jours de fête embrumer pour ma part à la SUIKA (alcool de prune) et 2 jours de bus retour.
Le dépaysement total !
Des chants et des coeurs qui vous prennent les tripes et qui vous complexent à vie, comparés à nos chansons "à boire " de fin de repas.... rivière !
et de superbes souvenirs que nous garderons avec toujours cette gentillesse des habitants et leur hospitalité sans faille et sans limite.

Un petit mot pour Bernard : Et oui Bernard, je parlerai de toi régulièrement pour que de ton Magenta, tu piaffes d'impatience en attendant que tu t'attaques toi aussi aux Alpes fin juillet avec ton coût de pédale assassin pour les petites natures comme moi qui essaient de s'accrocher pour te suivre lors des sorties dominicales en vélo où lors de la "tranvienne 2009 " (parcours VTT de 110 km entre Buxerolles et l’Isle Jourdain) que nous avons effectué en mai dernier avec entres autres Malika, Hubert, Rémy, François, Dominique(Ca Pictave) et bien d'autres, 1 semaine après le trail de l'Ardéchois pour moi .

Je viens de relire les étapes du périple 2008, pour me remettre dans le bain.

Oups, je parle du futur périple 2009 comme si c'était déjà chose faite et facile.
Or, La réalité serait peut-être que j'ai vendu la peau de l'ours un peu trop tôt parce que les quelques sorties vélo faites ensemble n'ont pas été assez nombreuses pour peaufiner ma préparation.

Si mon dilettantisme a du bon de par son côté non contraignant, il a aussi son revers de médaille :
je n'ai fait que 1 000 km de vélo depuis le début de l'année.
Et même si j'en ai couru autant de km à pied sur plus de 100 h, je n'ai fait que 50 heures de vélo.

C'est aussi ce côté incertain qui donne du piquant à ce nouveau périple.

Quoiqu'il en soit, dimanche matin, je "taille la route" et il faudra coute que coute que j'arrive à bon port.
Qu'importe le temps que je mettrai.

L'objectif c'est d'y aller avec mon vélo comme seul moyen de locomotion et d'arriver à Pralognan avec encore un tantinet de "fraîcheur" pour essayer d'apprécier les 72 km du trail du TGV (Tour des Glaciers de la Vanoise) dont une bonne partie se fait à plus de 2 000 m d'altitude.

Demain dès l'aube, à l'heure où blanchie la campagne, je partirai
etc...

Ps : cette année la fonction commentaire est activée sur chaque billet, il suffit de cliquer sur commentaire en haut du billet et une fenêtre s'ouvrira.

vendredi 4 juillet 2008

12eme étape : Hélette - Espelette

04 juillet 2008

Départ à 10 h 30
Arrivée à 14 h 30

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 19 km ==> réalisé : 20 km
- Temps : 01 h 22 ==> réalisé : un certain temps,
ou un temps certain

Aujourd'hui, journée tranquille.

Je m'offre une petite grasse matinée et ne me lève qu'à 8 h 30.

Je me fais peur en me regardant dans la glace de la salle de bain, avec des poches sous les yeux qui auraient concurrencées celles qu'avait Roger Lansac.




Le corps commence à montrer des traces de fatigue évidente, même si la tête n'est pas encore prête à lui accorder une trêve.






Petit déjeuner copieux, je quitte mon auberge et enfourche à nouveau mon vélo.

Superbe soleil dans un ciel bleu lavé de tout nuage par un vent très fort.



La fatigue est vite oubliée devant ce magnifique spectacle que m'offre le pays basque :
toutes les tonalités de vert sont déclinées,
des pâturages d'un vert tendre parsemés de troupeaux de moutons et de vaches,
aux parties boisées plus sombres, mélangées à des près fauchés jaunissants,
le tout découpé sur un ciel bleu limpide.



Je m'arrête à chaque virage sur ces 8 km pour en prendre plein les yeux avant de descendre dans la vallée.

J'aperçois même, tout au fond, un peu de neige sur la chaîne des pyrénées.
C'est vraiment SUPERBE !

Hier, en discutant avec l'aubergiste de Helette, il me disait que tout le monde lui disait qu'il habitait une belle région, mais que lui il était habitué.
Par contre, en effet, il avait découvert certaines des petites routes que j'ai empruntées lorsqu'il faisait de la moto.




Pourquoi pas, mais pour le touriste que je suis,
seule la découverte à pied ou à vélo de tous ces superbes coins procure cette sensation d'être en "harmonie" avec ces paysages de toute beauté, je suis plus réceptif à tout ce qui m'entoure :
l'effort physique procure le sentiment d'accéder à des endroits presque inaccessibles autrement et de vivre des instants privilégiés.
Ces paysages là on ne les consomme pas au volant d'une voiture ou sur tout autre engin à moteur, on les mérite par l'effort physique que nécessite le relief tourmenté.
Ici, pas de classement, pas de challenge.

Non le simple plaisir de monter avec ses propres petits moyens physiques et son vélo en haut de ces collines et montagnes pour voir ce qu'il y a de l'autre côté,
une autre vallée, un autre village,
et d'en prendre plein les yeux.





J'arrive à Louhossoa ou Luhuso en basque à 11 h 15.
j'avance au pas et descends de vélo dans les côtes trop dures pour m'économiser les cuisses qui se tétanisent de peur dès que la pente s'accentue, après ces dernières étapes éprouvantes.
5 Km sur la D918 et c'est Itxassou ou Itasu en basque où je m'arrête pour boire un perrier et me restaurer tranquillement en attendant le reste de la troupe du Pec dont les premiers éléments devraient arriver au camp de base vers 16 h 00.
J'ai vraiment tout mon temps.

J'arrive au camp de base et me repose un peu avant de monter 2 tentes avec Christian et Maryvonne qui arrivent vers 16 h15.
Florence et le reste de la petite troupe arriveront en fin d'après midi.
Nous sommes une bonne quinzaine à camper ensemble ce soir.
Nous sommes allés retirer les dossards pour la course nature (Trail) de 27 km qui nous mènera sur les crêtes des montagnes en face desquelles nous campons.
Nous profitons de la vue, l'écrin que forme le ciel bleu à cette montagne disparaîtra d'après la météo derrière une horde de nuages et de pluie qui devraient arriver de l'océan cette nuit.

Les muscles de mes jambes sont toujours douloureux et je ne sais pas si je serai capable de courir demain pour partir à l'assaut du Montdarrain et de crêtes d'Espelette histoire de pimenter ma diagonale et d'y mettre un point final.

En attendant, l'ambiance est aux retrouvailles et à la bonne humeur, comme toujours, lorsque nous nous retrouvons tous ensemble la veille d'une course.
Quelques bouteilles sont ouvertes pour fêter l'évènement et trinquer à cette diagonale qui prend fin.


Si certains sont "Affûtés" pour demain après une très bonne préparation, moi je n'ai pas couru depuis un mois, et ces 29 km et 1 000 m de dénivelé cumulé me paraissent bien moins accessibles que les 1 330 km de ma diagonale que je viens de parcourir sur mon vélo pour 15 200 mètres de dénivelé positif et 15 100 mètres de dénivelé négatif.

Approximativement, 405 000 tours de pédales pour 90 heures de bonheur passées sur mon vélo à sillonner une partie de la France.


Allez, demain, il fera jour, je vais me coucher, sachant qu'à 15 h 30 , ce ne sera plus l'heure de se questionner, il faudra partir dans la masse des coureurs et finir.


Le dire c'est bien, mais le "fer" ce sera encore mieux
.../...




jeudi 3 juillet 2008

11eme étape : Vic en Bigorre - Hélette

03 juillet 2008

Départ à 7 h 45
Arrivée à h 18h00

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 129 km ==> réalisé : 138 km
- Temps : 09 h 12 ==> réalisé : 10h15

Il fait frais, il a plu cette nuit, je suis obligé de prendre ma veste.

Le ciel est très gris, et menaçant.

Morlas, 9h30
descente sur Pau, la chaîne des Pyrénnées est toujours dans les nuages, après avoir traversé Pau, je suis dans le pays du Jurançon ; à Arbus, j'empreinte une magnifique petite route, qui s'élève rapidement dans les bois et pâturages.
Le soleil en profite pour faire une apparition, il était temps, j'avais froid.
Monein, les côtes et les descentes s'enchaînent, ça monte rude, mais ce sont à nouveau des paysages que j'affectionne.
Florence m'appelle, pour me communiquer la bonne nouvelle, Audrey est reçue à son concours d'entrée à l'I A E, école supérieure de management. Je suis très heureux pour ma fifille qui va avoir 20 ans, elle qui n'y croyait pas. Voilà encore un bel enrichissement pour elle, comme quoi, rien n'est impossible, encore faut-il tenter sa chance.

Dernière longue côte avant de basculer vers Navarrenx.

En haut, magnifique vue sur la chaîne des Pyrénées enfin dégagée.
Je suis dans le Béarn, magnifique route des crêtes pendant plus de 8km.
13h30, 83 km, arrêt restau à Navarrenx, dehors bien entendu pour avoir un oeil sur mon vélo.
Je repars à 14h15, en évitant le gâteau basque.
Encore une superbe route des crêtes, mais les nuages déversent leur averse dans la vallée à ma gauche.
Je fonce pour éviter la pluie, mais je n'échappe pas à la queue d'un nuage.
Ensuite, très belle vue jusqu'à St Palais, il me reste 25km.
Montée abrupte vers Beyrie sur Joyeuse mais quel spectacle, superbe vue sur le pays basque avec au fond la chaîne des Pyrénées.
Magnifique paysage de pâturages ondoyants et de bouquets d'arbres où le soleil joue sur les couleurs : le Cantal en plus dense.
Encore une route qui n'est sûrement pas l'itinéraire le plus court ni le plus facile, mais je ne regrette pas de marcher à pied dans des passages si difficiles que je peine à pousser mon vélo (Michelin a été généreux sur ses chevrons tout au long du parcours, 15% de pente par endroit).

Je reste à regarder ce paysage aux couleurs changeantes selon l'ensoleillement et le passage des nuages, le soleil étant en effet de plus en plus présent.

Vive les routes "Via Michelin option vélo" qui font passer par des itinéraires époustouflants en dehors des sentiers battus, que même les natifs du coin ne connaissent pas.
De tous les côtés le paysage mériterait d'y passer des heures. Helette est à 17km, j'y remonte par des côtes sévères, à l'entrée du village on annonce la couleur, 4 abeilles avec en dessous "ici pas d'OGM" fixé sur le panneau à l'entrée du village.

Hébergé dans une auberge telle que l'on en voit que dans le pays basque, le repas est à la hauteur de la journée : potage, grande assiette garnie de jambon de pays, grande assiette de achoa, et pour terminer le gâteau basque.
Ce village de 1000 habitants compte 4 auberges et 2 restaurants et fut doté il fut un temps de 11 bars, le propriétaire m'expliquant que généralement les restaurateurs étaient aussi cultivateurs.

Petit village bien sympathique avec le sens de l'accueil bien connu des basques.

Demain, petite étape pour rejoindre le camps de base du Pec Athlé,
avant d'attaquer samedi les 29km de la course à pied des crêtes d'Espelette et le périple sera ainsi bouclé !!!!

mercredi 2 juillet 2008

10eme étape : Gardouch – Vic en Bigorre

02 juillet 2008

Départ à 6 h 45
Arrivée à 17h 15

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 154 km ==> réalisé : 160 km
- Temps : 10 h 58 ==> réalisé : 10 h 30



Levé à 5h45, pour prendre un petit déjeuner en compagnie de mes hôtes, qui s'étaient levés pour préparer mon petit déjeuner. Un au revoir et c'est parti pour cette étape qui renoue avec la grimpette.
Hier soir, Christian m'a appelé pour prendre de mes nouvelles et m'a assuré que je tenais le bon bout, le plus dur étant fait.
Début de parcours sur des routes bordées de platanes, la première difficulté au bout d'une dizaine de kilomètres réveille les muscles de mes cuisses quelque peu endolories. Je passe sur un pont enjambant l'Arriège à Venerque. Traversée de Muret où bien entendu je m'égare.
A St Clair de Rivière, je fais une pause à 9h15 et m'ingurgite mes 3 pains aux raisins. Je quitte peu à peu le pays de la brique rouge en laissant Toulouse à ma droite.

Vient ensuite une succession de côtes interminables. Je suis maintenant dans le Gers à Lombez. Il fait toujours gris depuis ce matin, malgré quelques timides percées du soleil. Sur la route ont été peints des encouragements pour Chavanel, Rasmusen et Moreau.
Rien pour moi, dommage !!
Chaque haut de côte sur le parcours est marqué d'une ligne blanche, je ne sprinte pas pour le prix du meilleur grimpeur.
13h30 : arrêt restaurant à Masseube ( potage, crudités, coquillettes, côte de porc et riz au lait).
Je repars à 14h15, après que le restaurateur m'ait informé que Vic en Bigorre était en zone "orange" pour les orages. Toujours des côtes interminables, et le vent qui aujourd'hui a décidé de ne pas m'être favorable.
Je laisse à ma droite Marciac, et j'arrive dans le pays des Hautes Pyrénées à Vic en Bigorre sans avoir essuyé un seul orage, et après une journée éprouvante musculairement.

L'étape de demain s'annonce aussi "casse-pattes" que celle d'aujourd'hui avec des côtes encore plus longues.


mardi 1 juillet 2008

9eme étape : Abeilhan - Gardouch

01 juillet 2008

Départ à 5 h 50
Arrivée à 15 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 156 km ==> réalisé : 163 km
- Temps : 11 h 06 ==> réalisé : 9 h 10


Levé à 5 h 10, je retrouve Papy qui est déjà debout depuis 5 h 00 pour me préparer mon petit déjeuner. (Il était même en train de vouloir me faire cuire des coquillettes...)


La veille au soir, grillades à foison cuites d'une main de maître par mon Hôte.
Un dernier salut de la main en bas de la côte qui mène à sa maison et c'est parti pour le pays du cassoulet.
Il fait à peine jour et j'ai mis mes "feux de position"
Tout va bien jusqu'à Lignan-Sur-Orb où une voiture me serrant, je suis obligé de passer sur une plaque d'égout mal enrobée. Grosse secousse qui me résonne dans les bras et dans tout le corps.
En roulant je m'aperçois que ma roue arrière est dégonflée.
Je m'arrête et change ma chambre à air. Au moment de repartir, je m'aperçois que la roue avant est aussi à plat.
Rebelotte, je change aussi la chambre avant (ma dernière).
En repartant à nouveau, je m'aperçois que ma roue avant fait une bosse. Heureusement ce n'était que la valve qui était mal mise.
Tout est remis en état, et je peux repartir après près d'une demie heure de fébrilité, mais je n'ai plus droit à une autre crevaison, je n'ai plus rien pour réparer. A cette heure ci, ce n'est pas la peine de chercher un magasin, je continue donc en surveillant attentivement l'état de la route.
La traversée d'un pont, avec passage unique de voiture régulé par un feu s'avère épique pour moi. Je dois rouler sur des plaques posées les unes à côté des autres avec entre chacune plus d'un centimètre d'espace, dans lequel ma roue n'arrête pas de se prendre. j'évite à 3 reprises la chute avec les voitures derrière moi qui s'impatientent.
La journée commence bien.
Je laisse Béziers à gauche et le golf du lion. Je rencontre un coureur avec lequel je discute un peu le long du canal du midi et ai une petite pensée pour papy qui devait allé courir 18 km avec ses 2 copains à 7 h.
Je change de carte.
A 9 h, une pancarte m'indique que Carcassonne est à 52 km, je n'en ai fait que 42.
Le dieu Eole est encore avec moi, puisqu'il m'est favorable.
Je passe dans l'Aude, puis l'hérault, pays cathare, le minervois...
Le goudron est parfait et la route est tentante, ce serait un pêché de ne pas rouler.
Oubliées, les bonnes résolutions de la veille,....

10 h : pose, 2 pains aux raisins et un chausson et je repars 20 minutes plus tard.

Une portion de mauvaise route avant d'avoir à nouveau un billard avec un très bon rendement, le vent m'étant toujours favorable.

Trèbes, le pays d'Eliane. Encore le canal. Je me perds un peu et me retrouve sur une voie express comme d'habitude.
Même chose à Carcassonne où je passe à 11 h 10.
je vois qu'il y a un décathlon mais on y accède finalement par un échangeur.
je n'insiste pas et prends 10 km de voie expresse avec frissons garantis, pour retrouver enfin le bon itinéraire qui se révèle toujours aussi roulant.

Après une trentaine de km, passage avec plein de gravillons, c'est vraiment ce qu'il me fallait.

Les kilomètres passent. la châleur est pesante, mais le vent m'aide bien.
Passage au dessus d'une retenue d'eau puis je finis par des côtes en suivant le chemin des crêtes.

Je suis maintenant dans le département de la haute garonne.

Voilà, il est 15 h et c'est fini. Je me suis fait plaisir en roulant sur des bonnes portions du parcours, et je le paierai sûrement dans les jours qui viennent, mais rouler dans ces conditions, c'est vraiment le top.

La maison des parents de Christelle se trouve en haut d'une côte que je gravis à pied.

C'est la maman qui m'accueille dans cette magnifique maison.

Douche, repas puis Piscine avant de repartir demain pour le bigorre.

lundi 30 juin 2008

8eme étape : Clapiers - Abeilhan


30 juin 2008

Départ à 6 h 00
Arrivée à 11 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 62 km ==> réalisé : 72 km
- Temps : 4 h 26==> réalisé : 5 h 00

Levé à 5 h 15, je quitte Phiphi, qui s'était levé pour l'occasion et prends la direction de Montpellier à 6 h pétante.


Il fait déjà 22 °


Hier Dominique et Carole m'ont appelé pour avoir des nouvelles, ils n'ont plus internet. Dominique, en vieux brisquard de la route me prodigue quelques conseils de prudence dans la gestion de mon effort.

Une petite côte au démarrage et c'est parti.

Un erreur de parcours m'emmène vers le vieux Montpellier, mais je rejoins vite l'itinéraire prévu.

Une piste cyclable (une vraie) pendant 12 km jusqu'à Counonsec.

Je suis toujours dans une région de vignes, les coteaux du Languedoc.

A la la moindre côte, j'essaie de mouliner un maximum, pour économiser mes cuisses.

Vue sur l'étang de Thau.

Montagnac : je rentre dans une crémerie, le vélo à la main pour ne pas qu'on me le subtilise, et m'achète 3 bananes, aussitôt ingurgitées.

Je suis un peu inquiet, je n'arrive pas à joindre Papy, depuis la veille, et me demande si je ne lui ai pas communiqué une mauvaise date d'arrivée.

A Pézenas, j'essaie à nouveau et sans succès.
Ma décision est prise, je passe chez lui lui laisser un petit mot d'excuse pour mon erreur de date et ensuite je continue pour entamer l'étape du lendemain, ce sera toujours ça de pris sur les 160 km qui m'attendent mardi jusque dans le pays toulousain en passant par Carcassone.

Le ciglaes m'acclament toujours en nombre.

Je laisse béziers à gauche passe à Alignan-du-vent puis c'est Abeilhan, joli petit village de ma destination du jour, en haut d'une bonne côte avec vue sur les montagnes des pré cévennes et les vignes environnantes.

Papy est bien chez lui avec Danielle.

OUF !

Il m'accueille, toujours, le même, aussi jeune et fringant.
Il était en pane d'Internet et de téléphone.

Il se se porte comme un charme.

Il participe toujours à des courses à pied et tout comme chez nous, dans le poitou où ils gagnaient tous les poduims dans sa catégorie V3, il continue dans la région de Béziers raflant toutes les coupes du coin.

S'il n'est pas partageur pour la gagne, Papy, pour le reste c'est la générosité même et j'ai donc droit au tapis rouge pour nos retrouvailles.

Sa compagne Danielle mets les petits plats dans les grands pour moi.

Il garde un "pied" au PEC, grâce aux mails que Christian lui envoie et aux sites du PEC.

Pleins de souvenirs remémorés.

Il pense fort à tout le groupe qui lui manque beaucoup et me charge d'embrasser bien fort tout le monde.

Il regrette la convivialité du groupe, l'organisation sans faille des déplacements concoctés pas Christian, mais assume son choix d'être revenu vivre dans la maison et le village de son enfance.

Il me propose d'aller faire un footing.

Invitation que je décline poliment.....

Joël me passe un petit coup de fil pour prendre de mes nouvelles et en profite pour saluer Papy.
On se retrouvera vendredi à Espelette.


Après mon oncle Claude et Danielle, Vincent, Nanou et Fred, mon oncle et ma tante de Sommières, Phiphi et Zoé, maintenant Papy et Danielle, plus les rencontres au fil de mes étapes, les entraînements sur Niort et Loudun, les coups de téléphone et les encouragements que je reçois de la famille et des copains, le vélo me permet de renouer ou de maintenir les liens d'amitiés matérialisés sur la carte de France par le tracé et les étapes de ma diagonale de moins en moins floue.

Bientôt 1000 km, et le temps ne me dure toujours pas, même si à chaque fois c'est un peu dur de quitter mes hôtes.


Quand j'ai des petits passages à vide sur des portions de parcours moins intéressantes, je me reconcentre sur ma vitesse de pédalage et la gestion de mon effort pour ne pas trop foncer et gaspiller des forces qui me seront encore nécessaires.

Heureusement, il y a toujours dans le paysage ou dans les villes et villages traversés des choses intéressantes qui permettent d'éviter lassitude et démobilisation.

Souvent, on me dit qu'il faut du courage, pour faire ce que je fais.
Je pense sincèrement que non, moi c'est un acte gratuit.
De la volonté assurément, mais le courage pour moi, il faut le reconnaître et l'attribuer à celles et ceux qui souffrent dans la maladie ou pour toutes autres raisons, et qui tous les jours, à chaque instant, doivent trouver la force et le courage d'avancer et de tenir.
Moi rien ne m'empêche d'arrêter, si ce n'est un amour propre qui serait un peu blessé.
Pour beaucoup d'autres, pas d'alternative, tenir, garder la tête haute le plus longtemps possible, sinon, il n'y a plus rien.

36° dehors

Allez, trêves de cogitations, c'est l'heure de l'apéro et du repas.
Avant de repartir demain vers le pays du Cassoulet où les parents de Christelle m'attendent.


samedi 28 juin 2008

6eme - 7eme étape : Carpentras - Sommières - Clapiers






28 juin 2008

Départ à 6 h 00
Arrivée à 11 h 30



Itinéraire Via michelin :
- Distance : 95 km ==> réalisé : 102 km
- Temps : 6 h 45 ==> réalisé : 5 h 30


Levé à 5 h 15, je pars de chez Nanou à 6 h 00

Ou plutôt j'essaie de partir, puisque quand je descends de l'appartement, je me retrouve coincé dehors sur le parking extérieur, sans clef, ni code pour ouivrir la grille.

Ni une, ni deux, ce n'est pas ça qui va m'arrêter, j'escalade la grille, passe mon vélo par dessus, non sans difficultés, et me voilà, à califourchon en haut de la grille coincé entre les barreaux avec mon sac à dos.

Une fois redescendu, j'enfourche le vélo et c'est parti pour mon étape vers Sommières via Avignon et Nîmes.
J'ai été traité comme un pape chez nanou, repas reconstituant, repos, piscine, ordinateur (....) hier soir, soirée d'inauguration du salon de coiffure d'un ami de Fred. Tout le gratin de Carpentras est là, je me sens un peu déplacé hirsute que je suis. Traiteur tip top, déco super travaillé.

Ensuite, repas à l'Isle sur orgues dans un restaurant/brocante où Fred et Nanou exposent les mobiliers et objets qu'il ont amassés au fil de leur vide greniers. Concept où l'on mange sur des tables des chaises et de la déco que l'on peut emporter.
Ensuite retour en passant sur une superbe route, avec un passage entre des parois de roche striée, des vues magnifiques sur le ventoux et les dentelles de Montmirail.
Villas dans les collines de chênes verts et les vignes, une propriété avec une immense allée bordée de chaque côté de ciprés, un borry, on est déjà dans le Lubéron. A faire en vélo dans une autre expédition en y intégrant le Ventoux.

J'appréhende le mistral qui a été annoncé à 80 km/h.

Il commence à faire ses gammes d'échauffement, moi en guise d'échauffement je décide donc de prendre la voie rapide à 4 voies vers Avignon.

Je fonce avant qu'il ne me cloue sur place, les jambes me font mal, mais je dois absolument sortir de la vallée du Rhône avant qu'il se déchaine.

Les bourrasques commencent à me bousculer dangereusement vers les voitures qui passent à 110 km/h à côté de moi. je l'ai de 3/4 arrière.

Le dieu Eole doit être avec moi.

J'ai aperçu hier un titre de l'équipe, qui parlait de jeannie qui a encore remporté le championnat de France. Elle aura 50 ans le 31 octobre 2010.

J'arrive sans encombre à Avignon, le pont, le palais des papes, une barre de céréales et je repars.
Des usines, le mistral toujours, il est maintenant au top de sa forme avec des bourasques qui me chahutent en permanence. Heureusement, je l'ai souvent de 3/4 arrière.
Un vent à décorner une limousine ou une salers.

Des usines, je laisse Tarascon.
Cave vinicole à foison, mais pas de boulangerie à l'horizon.
2 chaussons aux pommes.

Meynes, 1 côte avec en plein milieu de la chaussée un écureuil, debout sur ses pattes arrières. Il ne bouge pas et part à seulement 5 m devant ma roue.

Encore des vignes.
Les costièmes de Nîmes.

Arrivé à Nîmes, je décide de faire le touriste, je coupe à travers les rues piètones, avec le soleil comme repère.


C'est le moment que je préfère en ville, quand il n'y a pas grand monde, que l'activité reprend.

Les arènes sous le ciel bleu et un soleil de plus en plus brulant.







Route jusqu'à Sommières où je retrouve assez vite la maison de mon oncle dans les petites ruelles vers les arènes et le célèbre Vidourle.

Retrouvailles, repos et repas.

Je repars l'après midi (voir ci-dessous)




28 juin 2008 Sommieres - Clapiers

Départ à 14 h 30
Arrivée à 16 h 15

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 25 km ==> réalisé : 28 km
- Temps : 1 h 46==> réalisé : 1 h 45

Je repars sous un soleil au zénith.

Petites côtes sur une route entre des murs de pierres et des oliviers où le seul mouvement d'air est celui provoqué par le chant des cigales qui s'en donnent à coeur joie.



Je suis une petite route au travers des vignes et élevages de taureau facilement reconnaissables par des piquets de clôtures très serrés et surmontés de barbelé.

Le maître des lieu, énorme au milieu de ses congénères est à la mesure de cet enclos. Je suis dans le pays de la tauromachie.

Pour ma part depuis que je suis arrivé dans le coin, j'ai joué aussi pas mal de l'esquive avec les voitures.

A un carrefour pas d'indication. Je fais le choix d'une route qui se transforme petit à petit en chemin.
Je continue, en marchant c'est pas le genre de la maison de faire demi tour, j'ai tout mon temps.

Au bout de 5 minutes, je commence à m'interroger, le soleil cogne et je me vois mal me mettre à l'ombre sous un pied de vigne.

J'aperçois au loin une petite route (ou un chemin? ) qui remonte sur les collines environnantes.
J'insiste et me retrouve sur une route avec de l'herbe au milieu qui me conduit au château de Montlaur.
J'ai fais un détour.
Je repars vers le bon itinéraire sous une chaleur étouffante.

Le mistral est moins présent ici.

Au loin le pic Saint loup.
Je fonce sur des routes roulantes jusqu'à Clapiers où je retrouve Phiphi et Zoé.

Ça y est c'est la méditerranée.

Le dimanche, Phiphi nous emmène faire une petite balade en voilier avec pique nique en mer.

Malheureusement pour moi, comme j'ai le mal de montagne, j'ai aussi le mal de mer et c'est un peu barbouillé que je finis l'après midi avec des coups de soleil.

A croire que je ne sois à peu près bien que sur mon vélo....

Lundi, je repars pour aller retrouver Papy.