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samedi 27 juillet 2013

L'Etape du tour 2013 Annecy-Semnoz : Superbe édition !

Récit de mon étape du Tour 2013 à Annecy-Semnoz 7 juillet 2013 - Dossard 4103


Une étape du Tour parfaite
Un temps idéal
Un parcours relevé et magnifique
avec ce superbe lac d'Annecy
Une ambiance du tonnerre
Une organisation parfaite
Des bénévoles sympas
Des ravitos à la hauteur en qualité et quantité
UN SANS-FAUTE POUR A.S.O. !

Participaient à l'étape du tour 2013 :
Dominique - dossard 3180, 
Bernard - dossard 9842,  
Stéphane - dossard 9951, 
Daniel dossard 4514 et son fils 
Christophe dossard 2180 qui l'accompagnait.
Une énorme pensée pour Lionel et Francis qui n'ont pas pu  participer à cette étape du tour suite à une grosse chute en vélo fin mai. Mais ce n'est que partie remise pour nos deux guerriers malchanceux.


Objectif du jour de l'étape du tour : ne pas se mettre dans le rouge !

Levés à 3 h 30, petit déjeuner, chargement des vélos et départ de Megève à 4 h 15 avec Florence  pour rejoindre Dominique, son beau-frère et son neveu à Metz-Tessy à 6 h 00.
Je ne le dis pas mais je suis impressionné, car tout ce beau petit monde a été à un moment ou un autre cycliste amateur de haut niveau, alors que moi, je suis plutôt du genre cyclotouriste amateur de petit niveau qui essaie de faire du cyclo-sportif en dilettante.
Pas de résultat de course cycliste à mon actif contrairement au palmarès chargé de ces 3 gaillards, simplement des périples vélos sur le tard, des défis personnels où la vitesse n'est pas un enjeu majeur et  une  simple participation l'étape du tour 2012. Alors une raison de plus pour faire cette étape humblement.

Aussitôt arrivé, je ne perds pas de temps : petit pré ravitaillement d'attente, car le petit déjeuner est déjà loin... on ne rigole pas avec le carburant.
Florence restera avec Catherine, elles nous rejoindront en vélo à l'arrivée en haut du Semnoz en faisant entre autres les 20 km d'ascension sur l’autre versant en passant par Leschaux.
Une fois la ligne d'arrivée passée, Dominique et moi  les raccompagnerons sur le même versant pour redescendre à Annecy au village départ où nous retrouverons Bernard, pour retirer notre médaille finisher et une pasta bien méritée suivie d'une petite sieste pour Dominique.

A 6 h15, notre petit groupe de coureurs partira en vélo pour Annecy rejoindre nos SAS de départ respectifs (n° de dossards affectés en fonction des perf passées annoncées) et chacun attendra patiemment son tour. Je suis dans le 5eme SAS avec Daniel. Dominique est un Sas avant nous.
Je profite de l'attente pour boire ma bouteille d'eau de 75 cl en prévision de la chaleur qui s'annonce. Impressionnant le nombre de cyclos dont 40% sont des étrangers.

Un petit coup de fil à Bernard et Stéphane qui participent pour la première fois à une étape du tour. Je ne me fais pas de souci pour Bernard, il a fait l'an passé la traversée des Pyrénées et gravi les 30 cols sans peine, c'est un costaud.
Par contre, Stéphane n'a jamais fait de vélo en montagne et pour lui ça risque d'être plus compliqué.
Daniel m'explique que c'est la dernière étape du Tour qu'il fait, à son âge maintenant c'est la balade qui l’intéresse et plus la course.... A voir, car il a déjà un sacré palmarès le monsieur !

Mon objectif du jour est de faire cette étape du Tour 2013 à l'économie, histoire de garder des ressources pour le Tour du Mont Blanc Cyclo programmé 15 jours plus tard, mais de finir avec panache la grimpée du Semnoz histoire de me faire plaisir.
Et faudrait pas que le Bernard me rattrape en cours de route ! alors qu'il partira dans le 10eme SAS une demi-heure après moi. Faudra quand même pas trop traîner, car il a de sacrées ressources et je sais qu'il est plus fort que moi.
Dominique quant à lui, il est aussi bien plus fort que moi, je sais qu'il va faire la course et  partir à fonds les manettes comme à son habitude. Et cela lui avait bien réussie sur l'étape du tour 2012.
Mon seul atout, c'est la sous estime de mes capacités qui me font toujours aller un cran au-dessous, au cas où.... c'est comme pour les ravitos, toujours peur de ne pas en avoir assez...

Je pars dans le SAS des 4000 et j'espère donc simplement finir dans les 4000 premiers. Ce ne sera pas une perf, mais pour moi ce sera honorable et un bon test de gestion au vu du programme de juillet.
Attention, c'est un départ par niveau, donc ce n'est pas comme l'an passé où on est parti dans les derniers SAS.
Allez, je l'avoue, au fond de moi, il y a quand même une petite envie d'essayer de rattraper Dominique qui est parti un SAS juste avant moi. Malgré les autres bonnes résolutions de mon objectif principal, on ne fait pas ce genre d'épreuve sans être un tant soit peu compétiteur, et tant pis pour les contradictions. Dominique a privilégié cette année les courses au détriment des longues sorties et il n'a pas fait beaucoup de dénivelé contrairement à l'an passé, c'est  trop tentant. Je sais qu'il n'aura qu'une hantise lui aussi, c'est que je le rattrape.
La pression monte, je ronge mon frein.

L'ambiance au départ : l'attente dans les SAS - vidéo étape du tour 2013 A.S.O.



Vers 7 h 30, c'est parti

Aussitôt l'arche franchie, je lâche les chevaux, c'est le défouloir, ça double à gauche, ça double à droite, il n'y a que 10 km pour faire sa place au cas où ça bouchonnerait aux abords de la côte du Puget, alors faut y aller en évitant la chute avec les trottoirs.
La route le long du lac est à nous et ça file à 35 - 40 - 45 km/h.

Puis ça se calme à Saint-Jorioz, les cloches des spectateurs sonnent le début des côtes en commençant par la  Côte du Puget avec superbe vue sur le lac d'Annecy. Longue et dense guirlande de vélos qui serpente devant et dernière moi comme ce sera le cas quasiment tout le long du parcours.

Il faut prendre son rythme, mais ce n'est pas facile avec ces côtes sans difficultés où on double pas mal.
Il faut pourtant que je calme le jeu, je sais que l'étape se joue au Mont Revard et au Semnoz.

Rien ne sert de partir vite ....

Faut pas s'emballer dans ces premières petites côtes successives qui pourraient laisser croire que cette étape sera une petite promenade de santé sur ses superbes routes sécurisées dans des paysages galvanisants au-dessus du lac d'Annecy et une foule de coureurs où on en trouve toujours des moins forts que soit.

Avec 11 475 participants, la tentation est en effet très grande de toujours vouloir doubler ou de s'accrocher aux wagons express qui passent.
Dans l'euphorie du petit matin après avoir longuement attendu son tour et piaffé dans les nombreux SAS, beaucoup se sont fait piéger à ce petit jeu. Et c'est compréhensif puisque quand on démarre enfin, on n'a qu'une envie, aller rejoindre ceux du SAS précédent partis juste avant nous et les doubler, mais aussi, et surtout, ne pas se faire doubler par les SAS qui partiront après nous.

Ça devient une obsession et une motivation. L’œil est aux aguets pour relever les n° de dossards et voir si les n° des SAS suivants ne nous ont pas déjà rattrapés.
Une fois les premières bosses passées, la raison l'emporte et l'oeil ne fait plus que constater que je me fais  bien doubler par des SAS partis bien longtemps après moi.
Du calme, Bernard ne peut pas déjà être là !!

Petite halte technique consécutive au litre d'eau bu depuis le levé.

C'est le moment où la raison revient, le moment de faire le point et de relâcher la pression.
Je repars et me concentre sur ma cadence de pédalage pour pas ne me faire les "grosses cuisses", mon cardio pour redescendre vers 85 %, mes sensations pour être facile, boire régulièrement toutes les 10-15 mn, en alternant hydrixir et eau,  manger une barre toutes les heures et ensuite, libéré de cette pression inutile de chasse aux dossards, je profite  pleinement du moment et me régale.
De toutes les façons, vu le nombre, j'en vois pas mal en fort mauvais état, et en plus des dossards partis avant nous, alors, pas d'affolement, l'arrivée en haut du Semnoz en calmera plus d'un.

L'ambiance pendant la course - vidéo étape du tour 2013 A.S.O.



Beaucoup de chutes aussi.
Je me fais moi-même une très grosse frayeur dans une descente où je bloque la roue arrière et file tout droit dans un virage.
Ca calme encore un peu plus. J'assiste  à une chute juste devant moi dans un lacet et entends le choc et les cris de douleurs du coureur qui se relève en se tenant l'épaule. Pas de possibilité de s'arrêter, c'est trop dangereux avec la horde discontinue de vélos qui déboulent  à fond la caisse
Alors c'est pas grave si quelques turbots partis des fins fonds des SAS me doublent, ce serait dommage de se blesser.

La montée du Mont Revart n'est pas dure non plus, mais faut pas se laisser aller, il reste encore une soixantaine de km avec le Semnoz en apothéose.

Le début de la faim.
Arrêt au ravito de la Feclaz pour faire le plein d'eau. Je sature des produit Overst'im et dilue le reste du bidon. Ce sera surement mon erreur, vu le peu de punch que j'aurai dans le Semnoz. L'essence commencera à se tarir au pied du Semnoz

Le Semnoz - la grosse difficulté du jour !

Et Bien, heureusement que j'ai roulé à l'économie !!
Sinon je pense que la montée du Semnoz aurait été encore bien plus calamiteuse qu'elle ne l'a été pour moi pendant 1 h 16 min et 43 s d'ascension.

Ouille ! A tel point que je me mets à trouver cette ascension aussi difficile voire plus difficile que le  Ventoux que j'avais pourtant gravi dans la journée par les 2 faces en mai dernier lors de notre séjour à Carpentras.
Mais en réalité, c'est bien la fatigue qui est au rendez-vous et me scotche au goudron dans cette longue rampe durant ces 11 km à 8,5 %.
Car ces 11 derniers km  pour franchir la ligne d'arrivée viennent tout simplement après
  •  la Côte de Puget (5,4 km à 5,8%), 
  • le Col de Leschaux (3,6 km à 6,2%),
  • la Côte de Aillons-le-Vieux (6 km à 4%), 
  • le Col des Prés (3,5 km à 6,5%) 
  • et le Col du Mont-Revard (16 km à 5,4%).
Dès la sortie du  village de Quintal, au 1er virage à droite,  le ton est donné, l'ascension du Semnoz va faire très mal  dans les jambes et dans le mental.
Les 3 premiers kilomètres ne laissent pas de répits, un petit replat au 5eme km qui soulage un peu (un petit roudoudou comme disait Lulu pour la diagonale des fous en 2010), puis c'est reparti jusqu'en haut.
Il y a de la pente, et la pente est raide, très raide même !
Mais  il n'y a pas le choix, il faut pédaler et surtout ne pas poser le pied à terre.

Je voulais monter le semnoz en donnant un peu plus, et bien c'est raté, j'ai dû laissé mon panache sur mon oreillé et c'est le semenoz qui m'a maté et remis à ma place.
J'ai les watts dans la ouate !
Tout à gauche ! l'esprit combattant en berne, humblement, je le  gravi patiemment, mètre après mètre à une vitesse d'escargot, regardant par moment si mes freins ne sont pas bloqués ou si je ne suis pas crevé, tellement ma vitesse est peu élevée, m'arrosant les pieds avec l'eau de mon bidon pour faire passer la douleur sous la plante des pieds et surtout ne pas m'arrêter.
Cette douleur m'accompagnera sur toute la montée - j'arriverai par moment à l'oublier en me concentrant sur la technique de pédalage pour garder la cadence et tourner rond.

C'est marrant, il n'y a plus grand monde qui parle pendant cette ascension, un peu comme dans les derniers km d'un marathon où chacun livre le dernier combat avec son mental. Mental toujours prêt à trouver tous les prétextes pour lever le pied et le mettre à terre. Fatigue, douleurs, épuisement, tout doit être relégué au fin fond de soit pour ne laisser la place qu'à une seule pensée : pédaler et avancer.

Pourtant c'est l’hécatombe tout au long de la montée, une armée de cyclos en déroute, un vrai champs de bataille. Ca marche, ça s'assoit , ça vomit et ça râle.
C'est chacun pour soi, c'est la règle, je vais quand même pas m'arrêter pour les pousser.
C'est  la douleur des coureurs en perdition qui alimente ma volonté d'avancer comme si je transformais cette détresse en énergie positive pour garder le cap et pousser plus loin.
Tout au long de la montée, un flot incessant de vélos descendant sur l'autre voie de la route. Certains descendeurs commentent à leur compagnon "t'as vu y'a des dossards 2000 qui sont pas encore arrivés !"
On peut pas dire que c'est réconfortant pour ces dossards en perdition.
Mais en attendant, si je peux les doubler ce sera toujours ça de pris. Aucune pitié.

Soudain, j'aperçois Catherine qui m'encourage en attendant Dominique. Serait-ce que Dominique ne serait pas arrivé ?
L'ai-je doublé alors qu'il était arrêté à un ravito ?
C'est pas possible ! Au fond de moi, la petite idée d'arriver avant lui resurgit... mais elle est vite refoulée car ça ne me parait pas être à la loyale. Si si, c'est sincère. Bon c'est vrai je suis quand même content, et en plus Bernard ne m'a toujours pas doublé. Je ne le crois pas ! je vais arrivé le premier des ligugéens et iteuillais, alors qu'ils auraient dû me tanner tous les 2.
Allez, il me reste 500 m pour passer l'arche d'arrivée, je me secoue un peu et accélère, histoire d'en doubler 2 ou 3.
Pas trop esprit cyclotouriste et fair play le gars, mais tant pis j'assume, j'ai toujours aimé accélérer sur les arrivées des courses à pied et trail (encore faut'il arriver...), alors, y a pas de raison de ne pas le faire en haut du Semnoz et de savourer. Une course est une course.

Passé l'arrivée, je retrouve ma précieuse Florence qui m'attends avec un petit sandwich et un coca tout spécialement convoyé en vélo avec Catherine depuis Metz-Tessy avec ascension des 20 km du Semnoz via Leschaux. Un exploit du jour aussi pour nos 2 accompagnatrices !

L'ambiance à l'arrivée en haut du Semnoz - vidéo étape du tour 2013 A.S.O.

Bilan de cette superbe étape du tour 2013

  1. L'objectif fixé pour cette étape du tour est atteint, je ne me suis pas mis dans le rouge et n'ai pas compromis mon tour du mont blanc à venir
  2. Je finis 3 216 eme, petite satisfaction, mieux que mon n° de dossard (4103), mais l'objectif grimpeur est décevant puisque je ne finis que 3 676 eme.
    Ce différentiel de 460 coureurs prouve que j'ai vraiment économisé la monture, ou bien au contraire que j'ai bien géré.
  3. Ma gestion de la course n'a pas été si mauvaise que çà au final et j'ai beau me dire que j'aurai pu beaucoup mieux faire, je suis en fait à ma place et m'en satisfait donc.
    Comme quoi, il vaut toujours mieux en garder pour la fin (faim), même si c'est frustrant de ne pas sauter dans des wagons express.
    Et pourtant, 3 jours plus tôt, j'étais chez l'ostéo et le médecin, ne pouvant à peine poser le talon droit par terre, mes problèmes de calcification d'insertion du tendon s'étant rappelés à moi suite sans doute à une sollicitation trop forte lors de déménagements, puisque le vélo ne m'avait jamais réveillé cette douleur depuis que je ne courais plus (à pied).
    Je ne donnais pas cher de moi pour le programme escapades en vélo prévu dans les Alpes. Compresses nocturnes d'argiles verte et infiltration ont eu raison de cette inflammation que je n'ai plus ressentie depuis si ce n'avait pas été cette satanée douleur fulgurante sous la plante des pieds (surtout à gauche) sur le dernier tiers du parcours.
  4. Je finis néanmoins cette étape du tour un peu inquiet, car les 130 km et  3 600 m de D+ du jour, ne sont qu'un  avant-goût de ce qui m'attend  dans 15 jours sur le TMB Cyclo avec ses 330 km et ses 8000 m de D+. Et là, il ne faudra pas du tout jouer à vouloir doubler les copains, de toutes les façons, avec 300 participants, la solitude du grimpeur deviendra vite la réalité du jour.
    De plus, j'ai encore mal géré mon alimentation sur la fin, toujours le même écœurement et un manque de vigilance pour me forcer à m'alimenter.
  5. Ce fût un vrai bonheur que de rouler sur ces magnifiques petites routes sécurisées réservées aux seuls vélos et de partager ce plaisir avec tous ces inconnus (e).
    Plaisir simple de grimper des côtes et des cols, de gravir ces montagnes et aller voir ce qu'il y a de l'autre côté.
    Le vélo sans la montagne, ce n'est pas du vélo, et qu'importe les vitesses et performances, l'important c'est d'aller au bout et de rallier les objectifs de destinations et  itinéraires fixés.
Gravir des cols, voilà ce qui me plaît de plus en plus, et ce malgré mes piètres qualités de descendeurs. 


Les copains :

  • Stéphane est allé avec courage au bout de l'étape et de lui même, alors qu'il n'avait jamais passé un seul col de montagne et qu'il avait une préparation une peu courte. Une première prometteuse.
  • Bernard n'est pas satisfait de son temps et de son classement, alors qu'il a fait des sacrés temps d'ascension. Il est vrai qu'il a un potentiel qui aurait dû le classer bien mieux. Mais son manque de préparations montagne et de longues distances en 2013 a aussi été pénalisant pour lui. Contrairement a ses dires d'après étape, je pense qu'il n'en restera pas là et qu'en 2014....
  • Dominique est déçu bien entendu malgré une place honorable. C'était un jour sans contrairement à l'étape du tour 2012. Il était pourtant parti sur les chapeaux de roue avec de bonnes sensations. En fait, comme lors de la Limousine effectuée en "off" (faute de dossards) il a souffert le martyre avec des crampes foudroyantes à partir de la moitié du parcours. La fatigue du voyage la veille, le manque d'hydratation (d'eau) des derniers jours avant l'étape du tour, et assurément sa mauvaise stratégie de course sur la première partie du parcours trop énergivore au vu de sa forme ont aussi largement contribué à ce résultat. La sagesse voudrait qu'il vaille mieux aviser sur le dernier tiers de la course et le final s'il reste de la marge, mais la sagesse on ne l'atteint jamais et rien n'est écrit d'avance... Dominique nous en a fait une belle démonstration alors que c'est le meilleur d'entre nous, après son neveu,  et qu'il a une âme de coursier et de guerrier.
  • Daniel a comme je m'en doutais bien tourné, on sent l'expérience, c'est un habitué de la montagne et il finit 4eme de notre petit groupe sans bruit mais avec efficacité.
  • Christophe s'est quant à lui "promené" avant d'accompagner son père sur le final. Il n'avait dû faire du vélo qu'une fois ou 2 depuis le début de l'année...et pas mal de course à pied quand même. Faut dire que quand on est jeune et surtout ancien cycliste amateur de haut niveau on peut se le permettre. Pas étonnant que le tonton Dominique voulait faire "péter les watts" devant le neuveu.


A refaire donc sans modération pour toutes les années à venir et ce, je l’espère, avec encore plus de copains et de copines, car quand on y a goutté, on n'a qu'une envie, c'est de recommencer !

Et puis certains ont une revanche à prendre....

Et qui sait, peut-être avec Florence.... qui se défend bien en montagne avec l'entrainement adéquat. Elle devrait sans peine aller au bout d'une étape du tour ou d'un BRA.




Histoire de se faire mal ou la relativité des "exploits"

L'ambassadeur des Saisies, Nicolas Roux termine 1er  de notre étape du tour 2013 en 4h13'41,  
et le champion  VTT Julien Absalon, termine 3eme  en 4:15'48 derrière Peter Pouly  4h15'11 ....
Les People et champions sportifs et olympiques qui ont participé à l'étape du tour 2013 
Alain Prost : 526e en 5h12'57,
http://legruppetto.com/
Paul Belmondo : 2567e en 6h06'01, 
Jean-Baptiste Grange : 1726e en 5h47'57, 
Antoine Dénériaz : 4610e en 6h46'37, 
Jason Lamy Chappuis : 713e rn 5h20'06, 
Edgar Grospiron : 2919e en 6h13'25, 
Sébastien Michaud : 233e en 4h54'56, 
Cyprien Richard : 1236e en 5h36'06
Et sur le tour de France
QUINTANA ROJAS N.   gagne l'étape officielle en  03h 39' 04'' ..... 
Il a monté le Semnoz en 31 mn 31 s !



samedi 14 juillet 2012

Etape Du Tour 2012 - Acte 2 - un peu d'humidité et beaucoup d'humilité

Content d'être aller au bout dans les temps, mais "peut mieux faire"......


Bravo Dominique ! fera mieux c'est certain ! 








Bravo Vaco ! premiers cols et première longue distance ! 


Sans oublier Florence et Catherine qui  ont brillamment gravi 4 cols en 2 jours


vendredi 3 juin 2011

Séjour Pyrénéen avec Eric - 30, 31 mai et 1er juin 2011

Ce séjour de préparation trail, en compagnie du copain Eric, qui devait s'étaler du lundi 30 mai au samedi 4 juin a malheureusement été écourté pour cause de conditions météorologiques peu favorables. Pascal n'a donc aucun regret à avoir....

Retour donc dans le Poitou dès jeudi, la météo nous empêchant de suivre notre programme, l'écourtant ainsi de 3 sorties dont le tour du Pic du Midi d'Ossau et 2 sorties en altitude.
Le genou d'Eric a bien tenu et il retrouve la forme, ce qui est l'essentiel.

Lundi 30 mai 2011 - Pic de Lasnières 2 000 m

Cette première sortie de mise en jambes de 23 km et 1696 m de dénivelé positif au départ de Laruns, a  été un bon exercice.

Longue montée et descente en continu avec des bonnes pentes bien raides que nous avons corsées en taillant au plus droit dans la montagne.

Ce fût aussi l'occasion pour moi d'improviser une démonstration de ski à Eric.

Démonstration qui s'est terminée sur les fesses, tout d'abord en dévalant la neige puis l'alpage où quelques fragments d'ardoise m'ont enlevés un peu de vernis au séant.
Bonne crise de rire pour Eric qui était plié en  deux en me voyant prendre de la vitesse et finir à ses pieds.


Mardi 31 mai 2011 -  pic de Montaigu 2 335 m


Cette seconde sortie a été écourtée par la pluie et le froid glacial au bout de  5,74 km et 655 m de dénivelé positif au lieu des 1 200 m prévus.


Elle devait être plus technique mais le passage sur les crêtes était trop venté et nous étions trempés jusqu'aux os. Adieu donc les panoramas sur les sommets voisins du pic du midi de Bigorre, du pic de Néouvielle et ce fameux Vignemale que nous avions gravi il y a quelques années avec Florence, Audrey et Doriane lors d'un séjour que nous avait concocté Philippe Mahou  pour  préparer notre petit groupe Cned à l’ascension du Mont Blanc.

La descente à tombeau ouvert a néanmoins été un très bon exercice, les cuisses s'en sont souvenu les jours suivants.

De retour à Lescar, nous avons donc enfourché nos vélos pour une sortie de récup de 2 heures et 40 km, avec quelques bonnes côtes pour tester les jambes en prévision du lendemain.


Mercredi 1er juin -  la montée du col du Soulor (1 474 m) et  de l’Aubisque (1 709 m) en vélo : 87 km - 2083 m de dénivelé positif  - le pied !

Cette sortie vélo tant attendue au départ de Louvie-Juzon, nous a permis d'emprunter cette magnifique route qui monte au col du Soulor que nous avions parcouru en voiture avec Christian et Maryvonne lors de notre expédition avec les copains du PEC  pour la course des fiancées. (Où les fromages voyageaient de voiture en voiture....)

Route sur laquelle  je n'avais pas arrêté de dire et de répéter, "cette route, ce doit être le pied en vélo". Et bien c'est fait ! et ça valait vraiment le déplacement.

Contrastes sur cette route, le long de l'Ouzon qui serpentait près de nous, où l'on admirait des palmiers, des hortensias et des roses trémières en fleurs, alors que des cheminées fumaient du fait de la température fraîche.

Une approche de mise en jambe depuis Louvier-Juzon en passant par Asson, puis à partir d'Arthez-d'Asson (400 m d'altitude) sur 22 km jusqu'au col du Soulor ( 1 474 m d'altitude).



Montée continue dans un premier temps en pente douce, puis avec une pente en moyenne de 7 à 9 % à partir de Ferrieres jusqu'au col du Soulor.
J'y ai pris mon temps et ai admiré les paysages changeants au fur et à mesure de l'ascension. Les cantonniers mettaient par endroit du gravier sur la chaussée, les cyclistes descendants du Soulor râlaient lorsqu'ils arrivaient à fond sur ces parties gravillonnées. Je n'aurai pas aimé être à leur place.

Eric montait devant avec son 39 x 26 qui l'obligeait à monter en force, je le laissais partir et me concentrai sur un rythme de pédalage adapté pour ne pas trop solliciter les cuisses, mon triple plateau m’offrant ce confort, je n'allai pas m'exploser les cuisses, alors que nous n'étions qu'à la moitié de notre semaine d'entrainement.

Je le rejoignais au Soulor où la photo s'imposait, avec un petit ravitaillent.

Ensuite, 9 km pour atteindre le col de l'Aubisque dont 2 km d'une petite descente sur une route taillée dans la roche pour commencer. Un début d'averse de neige nous inquiétera quelque peu avant que ne se profile en haut devant nous le col. C'est facile que je terminais cette ascension alors qu'Eric avait du mal a emmener son 39 x 26 qui lui avait mis les grosses jambes.

"Rivière" et Photo !

Le col d’Aubisque du point de vue géographique, permet le passage de la vallée du gave de Pau à la vallée du gave d’Ossau.  Entre le col du Soulor et le col d’Aubisque, la petite route en corniche du Cirque du Litor, taillée dans la paroi et exposée au nord, est souvent impraticable dès les premières neiges et jusqu’au 15 mai, par suite des risques d’avalanche.....






La descente de 12 km  jusqu'à Eaux Bonnes fût donc frigorifique et si Eric filait bon train et se faisait plaisir,  moi je me crispais sur les freins a en avoir mal aux bras dans cette très très longue descente vers Eaux bonnes, avec des pentes à plus 10 % sans discontinuer. Un froid à avoir du mal à articuler et à vous glacer les mandibules.

Les cyclistes et cyclotes qui montaient le col par ce versant étaient souvent en peine.


Pour nous, le bon repas revitalisant pris à l'hôtel restaurant de la Poste, Logis de France d'Eaux bonnes avec une bonne soupe bien chaude et un petit côtes du Ventoux nous a refait une santé.


Mais nous sommes repartis du restaurant à peine réchauffés.

Le retour au point de départ à Louvie-Juzon,  après être passé à Laruns,  s'est fait tambour battant avec un léger vent de face mais en légère pente.
Et du goudron comme ça on ne peut pas ne pas lui faire honneur..... comme me le rappelait ensuite Eric, coutumier que je suis de cravacher sur ce genre de parcours, tel le bourrin de service, laissant les autres se reposer tranquillement dans ma roue. Eric a comme il dit fumé la pipe derrière moi alors que l'allure de récupération  oscillait entre 30 et 31 km/h sur cette route pas si facile que ça au final, le vent compliquant un peu l’exercice.

Super balade qu'il me tarde de recommencer et de partager avec les copains et Florence, tant le vélo est pour moi, la meilleure façon d'arpenter ces routes de montagne, même si le froid m'a malmené. Et en plus cette montagne, il faut la mériter par l'effort et la sueur en gravissant ses flans, chaque coup de pédale nous rendant plus réceptif aux paysages grandioses qui nous entourent et démultipliant la réceptivité de tous nos sens.
Je sais, je rabâche....
Bien entendu, il nous manquait des kilomètres pour aborder ce genre de balade, mais ça en valait vraiment ces quelques coups de pédales !

C’est promis-juré, on reviendra et on fera d'autres cols dans les Pyrénéens !

On avait néanmoins décidé avec Eric de ne pas  s'attaquer au col du  Tourmalet, initialement programmé le vendredi. D'une part parce qu'Eric avec son 32 x 26, ça risquait fort de coincer ou de le mettre dans le rouge (moi avec mon triple plateau ça passait, en mettant tout à gauche si nécessaire) et d'autre part parce que nous préférions nous concentrer sur de la rando en altitude pour préparer l'Andorra Trail, objectif initial de cette semaine d'entrainement qui se devait d'être dense et intense.

Raté ! et double raté !

Jeudi 2 juin 2011Tour du Pic du Midi d'Ossau

Levés à 6 h, nous constations sur Pau un ciel chargé et très bas, mais nous décidions d'y aller quand même. Cette tentative pour aller prendre le départ du tour du Pic du Midi d'Ossau tourna néanmoins très vite court :  plus nous montions en altitude, plus il pleuvait et faisait froid (on apercevait de la neige fraîchement tombée sur les sommets).
Nous avons alors décidé de pousser jusqu'en Espagne, par le col de Portalet, voir s'il y faisait meilleur.

Mais même au dessus de Sallent de Gallego où nous avions pris le départ de la course des fiancées il y a quelques années avec la joyeuses bande du Pec et nos fromages vaganbonds, la pluie et le froid ont eu raison de nous, le thermomètre de la voiture affichait à nouveau 5° sous cette pluie incessante. Repli sur Lescar et les caves de Jurançon où il ne pleuvait pas, mais nous, c'est sur la montagne que nous voulions courir.

Après consultation des prévisions météo, nous avons finalement décidé de rentrer dans le Poitou.

Et en fait de montagne, c'est dans le bois de Givray que nous avons couru ce vendredi soir

Une déroute qui ravive mes doutes
Ce séjour nous laisse sur notre faim, avides que nous étions de gravir les pentes de cette montagne décidément magnifique.
Montagne qui sait aussi se montrer hostile et à nouveau, le froid, la pluie et le vent que nous risquons de rencontrer sur l'Andorra trail m'inquiètent.
Les doutes m'assaillent et me ramènent sur la diagonale des fous de l'an passé où je n'ai pas su dépassé entre autre ce froid qui me glaçait littéralement
La sortie de courte durée de mardi sous la pluie et dans le froid où nos vêtements et nos sacs à dos étaient gorgées d'eau, et la descente frigorifiante en vélo de l'Aubisque, m'ont confirmées ma sensibilité au froid et m'interpellent quant à ma résistance pour affronter des conditions météorologiques de ce type, sans parler de ma sacro sainte insatiabilité côté ravito...

Côté équipement, pour le sac, il faut absolument mettre tous mes effets dans des poches, (plus couvre-sac imperméable). Pour les vêtements il me faut du long en bas et il faut absolument que je m'équipe d'un coupe vent imperméable qui ne fasse pas sauna et coupe ce satané vent.

Côté préparation physique, va donc falloir que j'active le plan B pour remplacer les sorties pyrénéennes manquantes en essayant de ne pas trop solliciter le talon :
  1. Ce sera du vélo demain samedi avec Eric, Lionel et Sandrine, (Bernard se prélassant en Bretagne...)
  2. Ce sera aussi une sortie de 2 h 30 dimanche avec Christian et les copains
  3. et enfin le grand trail du limousin de 65 km des Gendarmes et des voleurs de temps, et du temps, il ne nous en reste pas beaucoup avant l'Andorra Ultra Trail du 15 juillet prochain. C'est donc à Ambazac dimanche prochain, que nous ferons une bonne séance d'entrainement avec Florence, histoire de se faire une sortie longue et du dénivelé. Encore un très grand merci à notre Maryse et à Michel, qui nous ont gracieusement offert leur dossard. Maryse que nous nous ferons un plaisir de suivre à distance encore cette année sur l'UTMB sur le site http://pecutumb2009.blogspot.com/ que j'avais créé en 2009 et que je réactualiserai donc pour l'occasion. Maryse qui sera accompagnée cette année des copains Christian, Alain, Pascal, Gérard et Gilles.
Et advienne qui pourra pour moi.

Eric quant à lui, retrouve petit à petit sa forme, et tout devrait bien se passer pour lui sur sa Ronda des cimes de 170 km et 11 000 m de dénivelé positive. Une promenade quoi !


samedi 2 avril 2011

Petite trève cycliste printanière entre copains

Par ce beau samedi, l'ami Dominique nous avait concocté un petit parcours sympa d'une soixantaine de kilomètres sur nos petites routes verdoyantes et vallonnées du sud iteuillais. L'occasion pour Alain de découvrir cette partie de la Vienne 


Pascal, François, Alain, Bernard, Joel et Dominique 

J'ai passé un superbe après midi à pédaler avec les copains, même si les jambes et le souffle ne sont plus au rendez vous.
j'ai pris plaisir, tel un chien fou, à pousser de temps en temps la machine pour taquiner le gars Bernard qui n'attendait que ça.... il est toujours aussi puissant le bougre et il a du coffre.
Mes coups de pédales à l'esbroufe et par surprise ne résistait pas longtemps à cette machine roulante infernale.
Seuls Joel et Alain, bien entendu pouvaient suivre et égaler le Bernard, mais l'objectif n'était pas de montrer ses muscles, mais bien de profiter au maximum entre copains du plaisir de pédaler ensemble par ce bel après midi estival.
Pour finir, au bout de 2 h 30 et 66 km,  la bière tant attendue par tous était au rendez vous et le broyé du Poitou  de Florence sur la terrasse près du cerisier en fleurs a été on ne peut plus apprécié puisqu'il y est quasiment passé.

A renouveler donc et pourquoi pas un week end dans les monts de Blond comme le proposait Alain : on y va en vélo le samedi et on fait une rando trail le dimanche avec pique nique à midi. Reste à chercher un hébergement pour le samedi soir pour ceux qui y vont en vélo.
Dès demain je peaufine le projet, histoire de compenser mon manque de périples vélos.... mais qui sait peut-être qu'en 2011, j'en ferai un nouveau.
A suivre

dimanche 18 avril 2010

Rando trail 3 h 30 et sortie vélo 105 km avec Bernard

Dimanche 18 avril 2010 - Sortie 3 h 30 rando trail :
Dur sur le final pour mon pied + la fatigue et le manque d'entrainement.


Samedi 17 avril 2010 - sortie vélo 105 km
Après 2 allers retours travail jeudi et vendredi, sortie sympa aujourd'hui avec l'ami Bernard et ses ciopains, histoire de se remettre en selle et de faire du long. J'ai été raisonnable, mais un peu fatigué quand m^me. Demain sortie rando trail de 3 h 00.

jeudi 25 juin 2009

5eme étape 2009 : Grésy sur Isère - Pralognan la Vanoise


jeudi 25 juin 2009

Départ à 07 h 45
Arrivée à 14 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 67 km ==> réalisé : 72 km
- Dénivelé positif estimé : 2 006 m
- Temps estimé : 04 h 48 ==> réalisé : 6 h 15


Grésy sur Isère 7h45

Tout d'abord merci pour les petits messages qui me font énormément plaisir

Le temps est encore superbe. Un ciel d’un bleu azur pur.
Une petite brume recouvre la vallée vers Albertville et quelques nuages moutonneux recouvrent la chaine montagneuse à l’est.

Dès le départ, ça monte et ce départ à froid préfigure bien la configuration du parcours d’aujourd’hui.
Puis la route redescend vers Albertville.


Les vignes qui jusqu’à présent montaient très haut sur le flan de la montagne, laissent petit à petit place à des vergers recouverts de leur filet à l’aspect de toile d’araignée et aux praires. Toujours cette odeur de foin.


J’arrive au bout de cette combe de Savoie agricole beaucoup plus attrayante que l’idée que je m’en faisais.
Depuis Chambéry, en passant par Montmélian, mon itinéraire sur le côté viticole de cette large vallée ou coule l’Isère, m’a offert en permanence sur plus de 30 km de superbes panoramas.
De plus la proximité indiquée sur les panneaux routiers de toutes ces merveilles grandioses qu’offrent les Alpes sont autant d’éléments qui décuplent mon plaisir de pédaler dans ce site. Le lac d’Annecy, par exemple, où nous allions pédalés avec Florence dans « nos jeunes années » sur des itinéraires passant entre autres par le col de la Forclaz, les Aravis, beaufort, le Cormet de Roselend, ou bien encore des séjours en famille ou avec des copains, en été ou en hiver avec son lot de randonnées et de souvenirs.


Il faut dire que nous adorons les Alpes avec Florence,

et nous n’y étions pas revenus depuis notre tentative d’ascension du Mont Blanc en 2003 sous la conduite de Philippe et en compagnie de Barbara, Jean Pierre, Christelle et Olive (suite à un séjour mémorable à Toulon).
Un petit mot sur Philippe qui nous a fait découvrir la « haute montagne » avec piolet, encordage et crampons sur des glaciers dans les Pyrénées (Petit Vignemale, Grand Vignemale, …)
Si Les Pyrénées sont superbes et magnifiques, je redécouvre sur cette fin de périple la dimension gigantesque de ces montages des alpes à vous couper le souffle (au propre et au figuré), on se sent infiniment petit et humble devant ce spectacle grandiose .

En fait les petites routes empruntées ont été agréables et m’ont fait éviter les nœuds routiers que je redoutais. Et bien entendu, qui dit petite route dit aussi des côtes et des descentes bien raides.

Il fait déjà très chaud.
Je rejoins la D990 dont la chaussée a là aussi de part et d’autre une piste cyclable.

Albertville 8h30

Albertville l’olympique.
Ce ne sera pas le qualificatif que j’appliquerai à ma forme du jour qui est plutôt aux abonnés absents.

L’itinéraire via Michelin à la main, le jeu de piste commence ….
Prendre D990/Avenue du Général De Gaule (0,1 km)
Prendre à droite rue Paul-Yvan Lagarde (0,3 km)
Prendre à gauche rue du Commandant Dubois (0,1 km)
Prendre à droite rue de la belle étoile (0,2 km)
Etc ….


Avec en plus un compteur qui ne fonctionne plus (faute de pile : carton rouge François pour ne pas avoir pensé à la changer !). c’est à chaque fois avec des allers retours incessants que j’avance à travers les villes.

A la sortie de la ville, je traverse une petite zone de culture maraichère et de serre, puis passe sous les ruines d’un château.
Ma petite route zigzague à flan de montagne surplombant la vois express que je côtoie quelquefois.

Freisson sur Isère je traverse le Pont qui enjambe la voie express.

Je passe derrière une zone industrielle (fabrique de carbone dont est fait le cadre de mon vélo) et arrive à La Léchère.

Moutiers 45 km 10 h 45

J’ai faim, je cherche une boulangerie et m’ingurgite 2 sandwichs.

Une pancarte m’a indiquée tout à l’heure la direction du col de la madeleine, 26 km.
J’ai décliné l’offre.

A Moutiers, il me reste 27 km pour monter à Pralognan.
Et si hier je me suis amusé à accrocher et doubler un autre cyclo sur les derniers kilomètres, en restant bien assis sur la selle dans les côtes où lui se mettait en danseuse, profitant de la dynamique de la vitesse prise dans les petites descentes pour anticiper sur les côtes successives, (le pied et une sensation de puissance toujours bonne à prendre pour remonter les accus mentaux) aujourd’hui je fais profil bas, et n’ai comme seul objectif que d’arriver à bon port, et surtout arriver avant Florence.

Car la cachotière ne m’a annoncé qu’hier soir qu’elle me rejoindrait ce jeudi alors qu’il était prévu qu’elle arrive le vendredi.
Je l’appelle, elle est partie qu’à 10 h 30.

Ouf je devrais pouvoir arriver avant elle …
Après des conseils de prudence, je la laisse continuer sa route,elle a 9 h de route à faire…

Je laisse la vallée de Belleville où lors d’un séjour à Saint Martin, nous avions gravi le Cheval Noir avec Fifi et le père de Florence, avec une descente épique en suivant un berger qui nous ouvrait le passage.

Je laisse aussi à droite la vallèe de Meribel.

Il fait très très chaud avec pas un pouce d’ombre sur cette route.
Elle n’est pas très dure à monter mais cette chaleur et les 600 km que j’ai dans les jambes me la rendent pénible. Je m’économise en essayant de garder un rythme de respiration aisé.

Allez plus que 16 km à monter.
Cette réflexion me fait sourire. Je ne raisonne plus du tout sur la même échelle kilométrique que dans le Poitou où les côtes sont dérisoires par rapport au dénivelé local. C’est bon signe, c’est que le mental va bien, même si le physique commence à être aux abonnés absents.

Je gère à un petit rythme et c’est le principal.

Je laisse la vallée de Courchevel à droite et ai droit à une descente e puis un replat .

Bozel
Il me reste 17 km

En face de moi, les prémices du massif de la Vannoise sur lesquels veillent quelques nuages blancs, sur fond de ciel toujours bleu azur. Les roches d’un gris minéral sont recouvertes par endroit au sommet de neige puis en descendant, elles sont couvertes d’un vert tendre et clair des alpages. Plus bas, c’est le vert sombre des forêts de résineux.

Encore une descente bienvenue jusqu’au village du Villard. Fabrique artisanale de jambon de pays : Dominique résister t’il lorsqu’il passera ici avec sa moto dans huit jours ?

A ma droite en contrebas, j’entends et vois un torrent au eaux tumultueuse..

Ensuite la route s’élève à nouveau, mais plus rudement en lacets successifs.
La route est maintenant ombragée dans la forêt domaniale du Planay, et l’altitude aidant, il fait un peu moins chaud.

La vallée s’élargit et la montagne devant moi me parait de plus en plus enneigée. J’entends de tous côtés l’eau qui dévale la montagne par le torrent toujours à ma droite ou par de nombreuses cascades.
Un petit chantier forestier avec un cable immense tendu vers le haut de la montagne sous un énorme pic rocheux pour débarder le bois.

Pralognan 4 km

Un petit faux plat puis j’arrive dans la forêt domaniale de Pralogan

A nouveau, ca monte en lacet.
out compte fait, mon triple plateau (52, 42, 30 – 13, 14, 15, 16, 17, 18, 20, 22, 24, 26) m’offre les bon développements pour gravir ces routes de montagne dont la pente n’est pas excessive. Bien entendu je mouline, et ai tout mis à gauche (petit plateau de 30 devant et grande couronne de 26 derrière) mais ça passe sans que mes muscles tétanisent comme lors de la fin de mon périple 2008 dans le pays basque avant d’arriver à Espelette.

Une pancarte annonce le trail de la vannoise (TGV) et le festival de la photo de montagne.
Voilà qui tombe bien, n’et-ce pas.

Encore 1km, puis je découvre le village avec ses chalets sur fond de montagne du massif de la Vanoise aux sommets enneigés. C’est magnifique.

14 H 00
Il fait toujours très beau et chaud.
J’arrive au superbe appartement avec immense vue sur la montagne que nous ont gentiment mis à disposition les amis de Catherine.

Plus qu’à attendre Florence et à refaire du jus avec le rituel : bière, douche massage des jambes et restauration.
--------/------
Voilà, on est vendredi ma bien aimée m'a rejoint.

On est dans l'Arpège café, pour se connecter à Internet, devant une bière en compagnie d'un trailer, Jean.

Un gars bien encore plus fou que moi, je suis encore là un petit joueur par rapport à lui.

6 mois de congés sabatiques - Il vient d'Auxeres en passant par Troyes, Nancy, Strasbourg, Belfort, la Suisse, Annecy, Alberville et ..... Pralognan : 1 400 km avec sa cariole derrière son VTT avec camping tous les soirs ... et 60 km par jour.

Il fait le TGV puis va à Lyon pour un mariage et repard ensuite en vélo (Albi, Montpellier, Valence, Chamonix) pour ensuite faire l'UTMB ...
En attendant, il cva surement faire le parcours du TGV en randonnée avec une nuit dans un refuge

Y'en a quand même qui sont bien félé !!!

Allez d'autres petites nouvelles dans les jours à venir.

On va commencer à repérer le parcours et surtout profiter du coin et se reposer en attendant les copains du PEC.

Encore merci à ma petite Doriane pour les billets précédents publiés, que je lui dictais d'une cabine téléphonique. Une grosse dictée tous les soirs, de quoi lui faire regretter les SMS....

mardi 23 juin 2009

4eme étape 2009 : Lagnieu - Grésy sur Isère

Mercredi 23 juin 2009

Départ à 07 h 00
Arrivée à 16 h 45

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 114 km ==> réalisé : 130 km
- Dénivelé positif estimé : 1 357 m
- Temps estimé : 08 h 07 ==> réalisé : 09 h 45

Debout à 06h00, je descend au petit déjeuner à 06h30 tapantes.
Aujourd'hui, je fais un col de 2 ème catégorie.
Le patron, cycliste et coureur à pied, me dit que ce col a des parties dures.
La route au départ est encaissée entre deux hautes parois rocheuses de chaque côtés de la Vallée du Rhône.
Longues routes à remonter le Rhône sans difficulté sur 20 Km. La Vallée s'élargit de plus en plus et offre de superbes vues sur les massifs montagneux qui m'attendent en face, sur un petit lit de nuage. Je traverse le Rhône à Port de Groslée, et passe dans le département de Lizère. Je laisse le Château et la tombe de Paul Claudel, dans le village de Brangues.
A Aoste
Moi qui pensait que le jambon d'Aoste venait d'Italie.. et bien non l'usine est là.

St Genix sur Guiers
50 Km - 10 h 00
Le sac à dos me pèse de plus en plus malgré deux kilos d'eau en moins dans la poche à eau, que je ne remplis plus, depuis les infidèlités de "Tétine" - Sacrée Tétine - tout compte fait je me passe très bien d'elle pour l'instant.
Il fait 19°, je quitte une couche, les choses sérieuse vont commencer.
Je prend une petite route qui monte tout droit à travers le village, qui m'explose les cuisses quand sa pente est raide, puis cette route passe en sous bois, où trous et gravillons sont légion.
Je ne sais pas si je suis sur la bonne route, j'arrive à Côte à l'envers. J'aperçois à ma gauche et entend de l'autre côté de la vallée, la départementale que je dois rejoindre.
Sur les indications d'un pépé à qui j'ai demandé mon chemin, je descend une route ou plutôt deux sillons de goudron avec de l'herbe au milieu des graviers et des trous, jusqu'à un ruisseau, puis je remonte par un véritable mûr jusqu'à la D916.
La rout est superbe, magnifique avec une vue grandiose sur les montagnes au fond de la vallée. Je suis dans la Chartreuse aux Guiers après avoir laissé le château de Madrin que j'aperçois au loin.
Au fond le massif du Vercors.
Vue magnifique à cet arrêt sur le site des Cheneviées.
Je passe au col de Cressille 573m.
Superbe descente vers Novalaise.
Les clochets des églises prennent leur forme caractéristique propre à la région de la Savoie.

Comme à son habitude Via Michelin me fais prendre un itinéraire au plus droit. Une côte infernale pour rejoindre la D916, qui même si elle est dure dans ses lacets, me parraît maintenant facile.
Col de l'Epine 6km, une pancarte m'indique que le col est ouvert. C'est déjà ça...
Le vent s'est levé, mais il me rafraichit, le soleil chauffe très fort. A mi-assencion du col, je profite d'une trouée dans les arbres pour admirer le lac d'Aiguebelette. C'est la Savoie dans tout son éclat.
La route est ombragée, je ruisselle de sueur.
J'ai l'impression d'enrouler inlassablement ce ruban que forme la route à chaque tour de manivelle, en roulant mètre après mètre. Parce que ce sont bien des mètres qui s'égrainent sur mon compteur, au fur et à mesure que je graville la pente. A 13 h 00 j'y suis enfin et termine par 500 m de faux plats.
Descente vers Chanbery, je me change pour ne pas avoir froid. Je m'arrête au Belvédere et admire le paysage : à gauche, en bas le lac du Bourget, un peu plus en face le Semenoz, devant moi le Massif du Grand Arc, à droite, le Mont Granier, et au fond la pointe de la Grande Vallon où j'aperçois de la neige. Tout en dessou de moi passe le tunel. Je devine Chanbery et devine au loin la direction de mon étape d'aujourd'hui.
C'est gran-diose !
Longue descente ombragée sur une quinzaine de km.

Chanbery

Enormément de cycliste. Il faut dire qu'il y a beaucoup de pistes cyclables, des vraies, qui sont même utilisées par des cylosportifs.
Bravo pour cette politique volontaire.
Au fond, la montagne avec pas mal de reste de neige.
Je prend la route d'Apremont.
Comme d'habitude, c'est compliquer de si retrouver avec Via michelin pour traverser une ville.
Tous les 500m je suis obligé de demander mon chemin.
Je demande mon chemin à un petit monsieur en VTT. Et là, suprise ... Un monsieur d'une gentillesse extrême, émerveillé que je vienne de Poitiers. Il décide de m'accompagner une dixaine de km par pistes cyclables et petites routes, et tout le long il me raconte l'histoire des massifs environnents, par exemple, le Mont Granier où une grotte a étédécouverte avec des centaine de restes d'os. Il faut dire qu'à l'air glacière le Glacier du Mont Blanc s'étendait jusque ici.
Rouler sur ces pistes cyclables avec la montagne en face est vraiment superbe.
Je le quitte à côté de Chignin. Et même si je me suis peut être bien rallongé, la compagnie de ce vieu monsieur m'a été forte agréable.
Je suis dans le massif des Bauges. Encore un spectacle magnifique, avec au fond le massif du mont Blanc et son panache de nuage. A gauche le grand Colombier, et à droite la chaîne de la Lauziere. Je domine la vallée où passe en bas la nationale vers Albert ville.
J'entend des cigales. Est-ce le réchauffement climatique, ou est-ce normal au pays des vignes avec ce grand ensoleillement ?
Je traverse les vignes des vins de Savoie: Apremont, Saint Chignin, Abîme, ...
J'arrive à mon étape en Haute Combe de Savoie, je suis sous l'Adarclusas, ça tombe bien j'ai faim.

Extraordinaire journée, avec un parcours qui m'a fais rentrer dans les Alpes de la plus belle façon.
Je ne connaissais pas Chanbery mais maintenant je sais que c'est un coin où il faudra revenir. La proximité des lacs, les pistes cyclables, et toutes les randos possibles, en font un coin atrayant, les petits vins de Savoie pouvant en plus agrémenter les repas.

Cette large vallée verte que j'ai emprunté en la dominant, est par ailleur d'une grande beauté, la neige s'intillant sur les montagnes qui se détachent sur le ciel bleu.
Demain je contournerais la chaîne de la Lauziere et le Grand Arc en passant par Albert ville pour attaquer le massif de la Vanoise.

(Avec sans doute beaucoup de fautes)

3eme étape 2009 : Le Donjon - Lagnieu

Mardi 23 juin 2009

Départ à 08 h 00
Arrivée à 19 h 00

Itinéraire Via michelin :
- Distance estimée : 148 km ==> réalisé : 155 km
- Dénivelé positif estimé : 1 371 m
- Temps estimé : 10 h 34 ==> réalisé : 11 h 00


Le Donjon 08 h 00
Je fais une bise à la patronne de l'hôtel "Chez Thérèse Henry", qui était très prévenante avec moi, j'ai donc été aux petits soins.
La route de Marssigny me plait tout de suite, bordée d'arbres, elle zigzag et ondule dans les prairies et s'élève doucement.
L'air est saturé de l'odeur du foin exacerbée par la rosée matinale et le soleil qui commence à chauffer. Le ciel est bleu, il fait très beau, le vent n'a pas commencé à souffler, que du bonheur! Au loin à ma droite je distingue des montagnes.
Les collines boisées et pastorales sur lesquelles le ruban de goudron s'élève sont très reposantes.
09 h 00, je passe en Saône et Loire.
J'en profite pour prendre en photos la borne qui sépare les deux départements. Le vent s'est levé et pour l'instant il m'est favorable. Je traverse un petit canal puis la Saône.

Marssigny, 09 h 30
Je me promène en ville dans les petites ruelles, puis attaque une côte de 10 km. En montant, très belle vue sur les remparts de Semur en Briollonnais sur l'autre versant de la vallée.

St Julien de Jonzy,
superbe vue devant les montagnes devant moi, mais le vent est glacial, et les nuages arrivent.
Descente très rapide, puis côtes toutes aussi raidasses.
Arrivé dans le magnifique petit village de St Maurice les Châteaux Neufs.
Longues montées qui commencent à solliciter les muscles de mes cuisses, avant de replonger vers Chauffailles.
J'aperçois le viaduc de Mussy au fond de la vallée. 5 km de montées vers St Germain La Montagne, tout à gauche, à 10 km/h avec parfois le vent de face.
On est bien loin de la moyenne de 35km/h atteinte par Bernard et François sur la Bernard Bourreau 2009, alors que moi je plafonnais à un petit 30km/h. Mais il faut dire que je ne suis pas habitué comme eux à m'entraîner avec les "Cracks" du département.
Juste avant ce village je passe dans la Loire. Superbe vue ! Je suis dans le pays de Belmon.
Magnifique descente sur une petite route signueuse bordée d'une forêt de pins majestueux.
En très peu de temps je passe dans le Rhône.
Je remonte à nouveau vers Azolette, puis Propieres.
A 8km/h, je souffle et hahane sous le regard narcois de quelques vaches avant de repasser sous des pins. Après un ultime virage, j'aperçois dans une courbe le clocher de Prospieres et son cimetière.
Le calvaire ayant assez duré pour ce matin, je décide de m'y restaurer pour reprendre des forces. Je suis pil poil dans les temps prévu par via Michelin (4h30)
Un repas avec encore du bon saucisson en entrée( Et Oui Dominique!) dans ce petit restaurant qui fait cantine fréquenté par les travailleurs du coin. Je ne toucherais pas au piché de vin rouge, ni à l'assiette de déssert et me contenterais d'un petit fromage blanc sorti tout droit de sa faisselle, puis d'un petit café.
Qu'on se le dise, le 12 Juillet, ici, c'est la fête du bucheron, car là encore, dans le Haut Beaujeolais, on est dans une région où l'exploitation forestière est une des principale ressource.
Le ventre plein, je repars aussitôt par une côte d'enfer, en guise de digestion ! Ce n'est plus du vent maintenant, c'est une vraie tempête. Une femme dit qu'un poteau électrique lui est tombé juste devant la voiture...
3km arrassant de montée m'attendent. Il est vrai que le saucisson n'est pas idéal pour donner la cuisse légère.
C'est successivement à l'arrache puis carément à pied que j'arrive au col de la croix d'Ajoux.
J'ai eu le temps en montant de repérer les fraises et framboises sauvages qui poussent sur les bas côtés. Il est vrai aussi qu'en marchant on est plus à même de faire ce genre d'observation. Durant cette ascension j'entendais les grands pins se plaindrent sous les poussées du vent, ça grinçait et des branches éparces jonchaient la route. Un arbre était dailleurs en travers de la route, prêt à tomber, s'appuyant sur les autres immenses pins de l'autre côté de la route. Je prend mon K-Way, puis je descend prudemment(graviers au mileu de la chaussé) pour redescendre sur Chenelette sur 3km. Je laisse à gauche le Mont St Rigaud à 1012 m d'altitude, ainsi que le Mont Patou, pour ma part je suis monté à 903 mètres d'altitude, et passant par un col que peu de cycliste peuvent s'ennorguellir d'avoir fait, ormis les vététistes.

Chenelette
J'attaque une très longue descente sur une départementale, mais rapidement je m'aperçois que je ne pourrais pas en profiter, stabilisant ma vitesse à 30 - 35km/h alors que le goudron est un vrai billard: le vent me cueille par rafales et me secoue comme un fétu de paille. J'ai la sensation qu'une main empoigne mon vélo pour me l'arracher des mains. Je suis crispé sur mes freins, et apréhande les bourrasques de vent.
Après une quinzaine de km, le paysage a changé petit à petit, les forêts et paturages ont laissé la place à la vigne. Toutes les collines sont ici couvertes de vigne. Je suis au pays du Beaujeolais.
Le vent me chahute et joue sournoisement avec moi. Quand je m'arrête dans un village pour enlever une couche, un monsieur me demande en fesant une mimique et en secouant la main: "Pas trop de vent?"
Il est vrai que ce n'est pas un temps à sortir un cyclo.
Les noms de domaines viticoles se succèdent, mais me laissent complètement indifférent. En roulant, mon vélo n'est pas en position vertical, mais littéralement penché en oblique vers la route pour résister aux poussées du vent, els camions et les voitures me frôlent.
J'apréhande aussi quand je croise un camion dans l'autre sens puisqu'il me projecte lui aussi, tout comme les rafales, vers un fossé très profond.
A plusieurs reprises, je déchausse pour ne pas perdre l'équilibre.
C'est l'enfer, face à ce vent dantesque qui ne faiblit pas une seconde. C'est définitif, je hais le vent quand il ne se comporte pas en compagnon de route bienveillant.
Je trouve une piste cyclable. OUF ! Mais mon sac à dos et la petite sacoche de mon guidon offrent toujours autant de résistance aux raffales de vent.

Belleville 15 h 20
Macon au Nord, Villefranche sur Saône au Sud.
Je traverse la Saône et rentre dans le département de l'Ain.
Je traverse une grande zone humide de plus de 50 km² couverte d'une multitude d'étangs.
Très joli coin pour de longues balades en vélo sur des routes planes à travers les étangs et les parcs à chevaux, tout en observant les oiseaux sauvages.
Je laisse Lyon au Sud.

Chalamon
Direction St Maurice de Rémens, avec une superbe descente en lacets. Je traverse l'Ain.
Le vent, toujours le vent !!!
Puis je m'égare avant d'arriver enfin à Lagneux vers 19 h 00.

Une journée commencée par une route plaisante à souhaits,
Un repas de midi qui m'a refait une santé,
Un col d'Ajoux d'enfer,
Pour terminer par une lutte permanente contre le vent, dommage qu'il est gâché la deuxième mais c'était une très belle journée que j'ai passé sur mon vélo.
C'est bien de cyclotourisme qu'il s'agit et non pas de cyclo sportive.
Demain, le col de l'Epine, sans vent je l'espère ...
Allez, aujourd'hui cela vallait bien les 20 montées de marches de Givray que Christian, Eric, Joël, Jacki et Jean-François ont du se faire à un rythme d'enfer.
Rythme dailleurs que je n'arrivais plus à suivre ces derniers temps.
Petite nature en vélo donc, et petite nature aussi en course à pied. Mais le principal, c'est d'aller au bout de ses objectifs ... A suivre.

(Merci aux petites mains dévouées)