mercredi 25 juin 2008

4eme étape : Paulhac en margueride – Saint Etienne de Lugdares


25 juin 2008

Départ à 8 h 00
Arrivée à 14 h 15

Itinéraire Via michelin :

- Distance : 78 km ==> réalisé : 89 km
- Temps : 5 h 33==> réalisé : 6 h 15
Petite brume sur la vallée, encore de superbes paysages.



Je quitte mon petit village sans avoir vu la bête.
Le soleil est au rendez-vous.






Je passe rapidement en Haute Loire, et change de carte.



Au risque de me répéter c'est vraiment magnifique : arrière pays, pays, paysage, paysans, tout a un sens ici.



















Je croise des tracteurs et une femme qui emmène ses vaches au champs.


Ca me rappelle des souvenirs d'enfance dans les fermes autour de chez moi.








Chaque borne kilométrique indique l'altitude, je reste autour de 1000m.






Je laisse Saugue à ma gauche et bifurque à droite en suivant pendant quelques kilomètres la Saugue.

Le soleil chauffe, le goudron fond, et des plaques se décollent un peu partout.

Des gravillons ont été jetés dessus, il y en a partout sur la route.



Montée vers Esplanitas, un autre joli village.


Puis j'arrive dans une partie boisée, petit havre de fraîcheur dans cette fournaise.



Il n'est que 9h30!!



Très longue vallée roulante, 30ème kilomètre je passe à nouveau en Lozère.
Examen des pneus, très mauvaise surprise, les gravillons ont fini par abimer mon pneu arrière, par des petites entailles dans lesquelles ils se sont logés.

Espèrons que le keyvelar jouera son rôle de protection. Je descends très doucement les lacets, par peur que mon pneu arrière éclate; les mains se crispent sur les manettes de frein.



Le paysage a changé, très longue descente dans une vallée encaissée avec route taillée dans la roche.

Puis remontée à 1000m avant de replonger sur Naussac, son barrage, et son plan d'eau où je compte trouver un peu de fraîcheur.

10km de superbe route longe et domine cette immense retenue d'e au qui occupe en partie une vallée très large.


Cette route qui monte et descend le long de ce lac, donne par moment l'impression qu'elle va plonger dans l'eau.



En descendant dans Langogne, je rencontre 2 cyclos chargés comme des mules, avec de gros baluchons sur le porte-bagage, qui vont vers Mende.
Je préfère mon sac à dos.

Ensuite, grosse erreur de parcours, St Alban en Montagne m'ayant trop attiré par son nom prometteur. J'empreinte une route qui me fait grimper à Le Plagnal.


Je suis égaré. En regardant ma carte Michelin, cette route est indiquée par plusieurs chevrons successifs, indicateurs de pente au dénivelé important.
Je redescend donc vers la bonne route et reprend à Cellier du Luc le bon itinéraire, où j'attaque 2 côtes successives qui me mettent cuisses et poumons en feu, debout sur les pédales, sous un soleil brûlant, je plonge enfin sur St Etienne de Lugdarès. Superbe accueil des gens qui tiennent cette auberge, ils viennent de la Côte d'Or et se sont installés mercredi dernier.


J'y prend mon premier repas de midi depuis 4 jours (un endroit à retenir). Ils ont accueilli dimanche dernier, 20 coureurs de l'Ardéchoise. Lui fait du vélo, elle de la course à pied. Nourriture adaptée, jacusi...
Je re vérifie mes cales qui se sont encore dévissées, heureusement j'ai encore les marques tracées par Eric, mon mécano en chef.
Carole me passe un petit coup de fil pour avoir des nouvelles, et me transmettre les encouragements de Dominique.
Un groupe de cyclos australiens, dont des bedonnants, des jeunes, des anciennes et des anciens s'arrêtent s'abreuver à la fontaine devant l'auberge.
C'est le pays du cyclo.

mardi 24 juin 2008

3eme étape : Riom es montagnes - Paulhac en margueride

24 juin 2008

Départ à 8 h 40
Arrivée à 16h05

Itinéraire Via michelin :
- Distance : 88 km ==> réalisé : 90 km
- Temps : 6 h 18 ==> réalisé : 7 h 25

Départ de Riom-es-montagnes avec en guise d'échauffement 3km d'ascension, avec à ma droite le col du Pas de Peyrol et le Puy Mary, je suis à 1000m, à ma gauche le Puy de Sancy, que du beau monde! Le paysage est magnifique, les paysans s'activent pour les foins dont l'odeur omniprésente m'accompagne. D'abord laiteux le ciel laisse vite le soleil entrer en action puis se voile à nouveau. Je lambine. Je m'arrête à chaque lacet de la descente, c'est grandiose! J'aperçois un reste de neige du côté du Puy Mary, les monts du Cantal sont magnifiques, tout en douceur avec des parties plus sombres des résineux. Je suis dans le pays de la gentiane, c'est promis ce soir j'en bois une, je l'aurai bien méritée.

Les fossés sont tapis de fleurs, c'est le mois idéal pour ce périple.

Cette route qui serpente à flanc de monts de plus en plus dénudés, me rappelle un séjour chez les parents de Catherine et d'une nuit dans le fenil au dessus de l'écurie avec l'odeur des vaches et le tintement de leur cloche.

Ségur les villas, 17,5km, il est 10h25, je la joue tranquille pépère, je prend une petite route qui me fait éviter Murat, avec des échappées superbes sur le Puy Mary et le Plomb du Cantal à droite. Je descend dans les pins, des sentiers de randonnée à foison, je suis dans le massif de la Pinatèle. Chalinargues, petit village typique avec lavoir et magnifique église et son clocher à peigne à 4 cloches (12ème siècle). Après 10km, j'empreinte à nouveau une petite route pouvant laisser le passage à une seule voiture, avec au fond un village perché sur un promontoire; j'y accède debout sur les pédales, tout à gauche, les lacets sont méchants. Je passe la pancarte indiquant Coren, coeur des eaux, 40km alors que je suis littéralement planté. Je laisse St Flour à droite et empreinte une route défoncée, pleine de nids de poule et de graviers, en fait un chemin.

A une intersection j'en profite pour faire une inspection minutieuse de mes pneus qui n'ont guère appréciés l'état de ce chemin. 14h15, Ruynes en Margueride, pause sandwich, 20mn d'arrêt, pas de bière aujourd'hui, ce sera pour plus tard, car il me reste 23,5km dont 15 de montée continue passant de 900m à 1370m.

Clavière, haut lieu de la Résistance, des stèles à la mémoire des maquisards, le long de la route, avec en haut au Mont Mouchet un mémorial national.
Ma perception visuelle du plat, laisse à désirer: quand la pente se fait moins forte, j'ai l'impression que j'arrive sur du plat, en fait de plat, c'est du faux et pas du descendant mais du montant, du vrai, et mes cuisses me le confirment. En haut de mon ascension, je sort du Cantal pour une incursion en Lozère où se trouve mon étape. Paulhac en Margeride, route de la Bête est affichée. En fait, j suis en plein pays de la bête de Gévaudan, elle fut tuée au Mont Mouchet dans la forêt d'Auvers.

Superbe étape, qui aurait méritée de nombreux arrêts pour profiter pleinement de toutes ces merveilles qu'offrent le Cantal. Ce soir repos à l'Auberge du Bon Accueil, en toute rusticité et en toute simplicité.